Le général Rondot, personnage clé de l'affaire Clearstream © TF1/LCIPrésenté comme un personnage central de l'affaire Clearstream, le général Rondot n'avait jusqu'alors été entendu qu'une seule fois, comme témoin, par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Ce mardi, il a été interrogé de nouveau, et cette fois comme témoin assisté, comme il le réclamait, pour avoir accès au dossier. Le militaire à la retraite, ancien conseiller du ministre de la Défense, a été entendu pendant plus de neuf heures.
Les juges se sont notamment intéressés à l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac évoqué par le général dans ses fameuses notes, dont plusieurs jusque-là encore sous scellés, ont été récemment jointes au dossier Clearstream. Ils ont voulu en savoir plus sur le rôle de Gilbert Flam, magistrat longtemps détaché à la DGSE. Ce dernier ou ses collaborateurs auraient mené des recherches sur la banque japonaise Tokyo Sowa Bank, censée abriter le compte de l'ancien chef de l'Etat, dans le but de le mettre en cause avant l'échéance électorale présidentielle de 2002. D'après une source proche du dossier, le général Rondot a dédouané Flam lors de son audition.
Nouveau démenti des proches de Jacques Chirac
Selon Le Canard Enchaîné, les fameuses "notes" de Rondot jusque-là sous scellés et versées au dossier Clearstream sont en fait de véritables "liasses" de documents. L'une, affirme l'hebdomadaire satirique, est intitulée "affaire japonaise", et deux autres intitulées "affaire du PR1" et "affaire du PR2" - pour "président de la République", décrypte Le Canard. Elles contiennent, toujours selon le journal, "des messages de la DGSE mais aussi des relevés bancaires japonais" et mentionnent le nom du sénateur UMP Gaston Flosse, un proche de Jacques Chirac, "comme l'un des acteurs de cette filière nipponne". Par ailleurs, toujours selon le journal, 112 "fiches cartonnées" qui étaient aussi sous scellés ont également été jointes au dossier d'instruction. Le militaire y analyserait le contenu des liasses.
Selon une source proche du dossier, les magistrats ne sont pas saisis d'un compte japonais éventuel de l'ancien président de la République et aucune information judiciaire n'a été ouverte à ce jour. Mais Gilbert Flam est partie civile dans leur instruction. Pour sa part, l'entourage de l'ancien chef de l'Etat "dément une nouvelle fois catégoriquement que Jacques Chirac ait possédé un compte au Japon".
D'après agence
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