Rachida Dati au Tribunal de Bobigny, le 22 juin 2007 © LCITandis que certains avocats poursuivent leur mouvement de grève, la Garde des Sceaux, Rachida Dati, lance ce mercredi la consultation sur la réforme projetée de la carte judiciaire. Outre les propositions qu'elle attend "pour le 30 septembre" de la part des hauts magistrats (lire notre article), elle doit installer un "comité consultatif" et surtout présenter aux professionnels concernés (magistrats, greffiers, avocats) "les orientations de la réforme, le calendrier et la méthode de travail".
Parmi les éléments qui suscitent la colère, la disparition de certains tribunaux et cours d'appel que provoquerait cette refonte de la géographie des juridictions datant de 1958. Le Figaro publiait samedi une liste de ces juridictions menacées. Un "schéma préétabli" aussitôt "démenti" par le ministère de la Justice. Selon le quotidien, 4 cours d'appel (Metz, Bourges, Agen et Nîmes) et 10 tribunaux de grande instance (Belley, Dinan, Mende, Millau ou Riom et peut-être Libourne, Bergerac, Thionville, Péronne ou Alès) pourraient fermer. En outre, toujours selon Le Figaro, les cours d'appel de Pau et Grenoble pourraient être fondues dans celles de Bordeaux et Lyon.
Si la liste est démentie par le gouvernement, l'objectif de la nouvelle organisation géographique de la justice est bien d'adapter le nombre de cours d'appel à celui des régions administratives (22 en métropole) et de ne maintenir qu'un TGI par département. Or actuellement (et ce depuis 1958), la France est dotée de 35 cours d'appel et de 181 TGI, DOM-TOM inclus. Les avocats redoutent particulièrement un redécoupage susceptible de supprimer des barreaux et d'obliger les avocats à des déplacements plus longs et plus coûteux pour aller plaider.
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