Jacques Chirac, lors de sa dernière allocution télévisée comme président de la République, le 15 mai 2007 © TF1/LCILes choses se précisent pour l'ancien chef de l'Etat. Jacques Chirac sera entendu "avant le 15 septembre" comme témoin assisté dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, a déclaré mardi matin sur Europe 1 son avocat, Me Jean Veil. Il précise qu'aucune date n'est fixée.
Le défenseur, qui a par ailleurs avoir reçu lundi le dossier, soit "15 volumes, de 2.000 pages, soit 30.000 pages au total", sera donc présent lors d'un futur interrogatoire de Jacques Chirac devant le juge de Nanterre chargé du dossier, Alain Philibeaux.
Jusqu'en 1995
Le statut de témoin assisté est à mi-chemin entre celui de témoin contre lequel ne pèse aucune charge et celui de mis en examen. Jacques Chirac "est un citoyen comme les autres pour la période qui va jusqu'en 1995, jusqu'à son élection en qualité de président de la République", a également dit Me Veil qui a précisé que son client "répondra à toutes les questions dans tous les dossiers qui éventuellement le concernent". "Jusqu'en 1995, il se rend chez les juges, il est interrogé, (...) il peut être poursuivi tout cela ne pose pas de problème", a-t-il expliqué.
En outre, pour l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris instruite par la juge parisienne Xavière Simeoni, Me Veil a assuré que l'interrogatoire aurait lieu "après" celui devant M. Philibeaux. Le statut témoin assisté sera également octroyé à Jacques Chirac dans l'affaire des chargés de mission.
En revanche, l'avocat a confirmé que Jacques Chirac n'ira pas témoigner devant les juges chargés des affaires Clearstream et Borrel qui concernent la période durant laquelle il était président de la République. "C'est l'ancien président de la République et par conséquent il faut le protéger comme dans toutes les démocraties", a-t-il dit invoquant l'article 67 de la Constitution qui, dit Me Veil, lui assure "une immunité définitive".
(D'après agence)
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