Meurtre de Julia : Perpétuité contre l'accusé

le 30 juin 2007 à 12h57 , mis à jour le 30 juin 2007 à 18h03

Jean-Loup Hahn avait tiré en juin 2005 trois balles sur sa camarade de classe qu'il harcelait depuis plusieurs semaines.

Julia avait été abattue en plein coursJulia avait été abattue en plein cours © TF1
Le jeune homme de 24 ans, jugé depuis mercredi  à Orléans pour avoir tué dans une salle de classe une étudiante de 20 ans qu'il  harcelait depuis plusieurs semaines a été condamné samedi à la réclusion à  perpétuité par la Cour d'Assises du Loiret. Le jeune homme n'a rien dit à l'énoncé du verdict et est demeuré totalement  impassible.

Julia Bastide est morte le 22 juin 2005 à l'IUT d'Orléans alors qu'elle  présentait à ses professeurs son rapport de stage de deuxième année de Gestion  des entreprises et administrations (GEA).   Jean-Loup Hahn, une carabine 22 long rifle à la main, a alors fait irruption  dans la salle de cours et tiré trois balles quasiment à bout portant sur sa  camarade de classe. Il avait été interpellé 40 minutes plus tard.

"Je regrette infiniment mon geste"

L'avocate générale qui avait requis la perpétuité contre  Hahn, a dit : "Il s'agit d'un assassinat exécuté froidement par un individu qui  n'était rien pour la victime et qui a en conçu une frustration extrême". "C'est quelqu'un qui a mis en scène les choses avec un certain cynisme et  jubilation", a-t-elle dit, mettant en exergue la "dangerosité exceptionnelle" de  l'accusé.

Ce dernier, à l'ouverture de l'audience, a déclaré à l'attention de la  famille de Julia et des jurés: "Tout ce que je pourrais dire ne pourra être  compris que comme cynisme et manipulation. Cela fait deux ans que je cherche mes  mots pour présenter mes excuses à la famille de Julia. Je ne les ai toujours pas  trouvés. Je regrette infiniment mon geste".

L'avocate de la famille de la victime a estimé dans  sa plaidoirie que Jean-Loup Hahn était "dangereux". "Rien n'a changé en lui. Il  est toujours dans sa haine. C'est un être dominateur et sûr de lui". A l'issue des débats, un des avocats de la défense a déclaré qu'au moment des faits, son client manifestait "des troubles  psychiatriques ayant altéré son discernement et entravé le contrôle de ses  actes"

le 30 juin 2007 à 12:57
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