© LCIElle fait partie des sept établissements pour mineurs prévus par la loi de programmation du 9 septembre 2002. L'Etablissement pour mineurs (EPM) de Lavaur (Tarn) a ouvert lundi. Toutes ces prisons sont situées "à proximité des agglomérations où se concentre l'essentiel de la délinquance juvénile", comme l'avait précisé en janvier l'ancien Garde des Sceaux Pascal Clément. Les villes concernées sont Paris, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse.
Vingt à vingt-cinq jeunes sont attendus dans cette nouvelle prison. Un premier transfert des mineurs de la prison de Seysses, près de Toulouse, a eu lieu lundi. Un autre aura lieu la semaine prochaine prochain.
Des "systèmes d'alarme"
Cette "journée d'accueil" s'est déroulée sur fond de grève des éducateurs qui dénoncent le manque de moyens financiers et humains pour accueillir au maximum 60 mineurs. Les 20 éducateurs, les deux professeurs techniques et un chef de service étaient en grève devant le centre avec des banderoles comme "Travailler plus pour gagner plus".
"Pour ceux qui travaillaient en foyer, il y a des pertes de salaire qui vont de 300 à une centaine d'euros pour une amplitude horaire qui est revue à la hausse", a indiqué à l'AFP Bertrand Mappas, secrétaire régional de la CGT de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à l'origine du mouvement avec la CFDT.
Les grévistes attendent également des garanties sur la capacité d'accueil de cette prison pour mineurs. Dans l'équipe, "on est 24 au lieu des 36 prévus par le cahier des charges. On ne peut accueillir 60 mineurs car nous n'allons pas pouvoir respecter la mission éducative", a poursuivi M. Mappas, qui a également réclamé "une garantie de l'administration pour avoir des systèmes d'alarme" sur eux. La direction régionale de la protection judiciaire de la
(D'après agence)
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