Le parquet dément une convocation de Chirac

Par A.Ga. (avec agences), le 13 juin 2007 à 12h03 , mis à jour le 13 juin 2007 à 12h50

Le Canard enchaîné affirme que l'ancien président va être convoqué lundi par les juges chargés de l'affaire Clearstream.

TF1/LCI : Jacques Chirac à l'ElyséeJacques Chirac à l'Elysée © TF1/LCI

Cela s'appelle clouer le bec. Le Parquet de Paris a démenti mercredi toute convocation de Jacques Chirac en tant que témoin dans l'affaire Clearstream, dès lundi. Le Canard Enchaîné de cette semaine affirme dans ses pages que l'ancien président, redevenu samedi à minuit, un "justiciable comme les autres", allait être entendu la semaine prochaine par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons pour être interrogé, notamment, sur les carnets du général Philippe Rondot, où figurent des annotations tels que "instruction du PR", qui pourrait signifier "président de la République".

La porte-parole du gouvernement Christine Albanel a refusé de commenter l'éventuelle convocation, affirmant qu'il s'agissait de "mesures d'instruction menées par une justice complètement indépendante". Elle s'est contentée de dire que, comme la ministre de la Justice Rachida Dati, elle n'avait "aucune déclaration à faire sur des mesures d'instruction menées par une justice complètement indépendante".

Mardi déjà, les démentis avaient fusé. Outre les sources judicaires interrogées par les agences de presse, l'avocat de Jacques Chirac, Me Jean Veil se disait ainsi "extrêmement surpris qu'une telle convocation puisse exister". Le Premier ministre François Fillon avait lui aussi précisé lors du journal télévisé de France 2 n'avoir "aucune information sur cette convocation". En ajoutant tout de go : "Et d'ailleurs je n'ai pas de raison d'en avoir".

Les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, interrogés par le parquet, lui ont dit que la procédure n'avait pas été engagée, selon une information recueillie par Reuters au bureau du procureur. Rien n'empêche cependant les deux magistrats chargés de cette affaire politico-financière de prendre ultérieurement la décision de convoquer l'ancien chef de l'Etat. A suivre donc.

L'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris

Parmi les affaires pouvant viser Jacques Chirac, il y a cette enquête pour "détournement de fonds publics" visant les salaires de complaisances présumés du cabinet à l'Hôtel de ville de Paris, dans les années 1990. Dans ce dossier, vingt personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié, du temps des maires Jacques Chirac et Jean Tiberi. D'après les enquêteurs, ces emplois étaient totalement fictifs, aux contours très imprécis ou n'avaient rien à voir avec la mairie. Mardi, l'avocat général Jacques Mouton a demandé à la Cour de cassation de valider l'enquête sur ces chargés de mission, contestée par plusieurs mis en examen, dont Michel Roussin, ex-bras droit de Jacques Chirac à l'Hôtel de ville. La chambre criminelle de la haute juridiction rendra son arrêt dans ce dossier le 26 juin. L'ancien chef de l'Etat pourrait être rapidement entendu à partir de cette date dans cette affaire qui avait valu à Alain Juppé d'être convoqué le 15 mai par la juge d'instruction Siméoni.

Par A.Ga. (avec agences) le 13 juin 2007 à 12:03
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14 Commentaires

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  • Jack, le 13/06/2007 à 18h58

    Je suis d'accord avec Zoé : arretons de parler de ce journal qui a peut être raison de temps en temps mais sur des sujets tellement futiles. Les diams de bocassa ! en voila une histoire. mais qu'est ce que ca peut faire qu'un chef d'etat recoive un cadeau même cher. A partir du moment ou il ne va pas en contre partie favoriser le donneur, ce qui est possible ! le canard enchainé = un des nombreux journeaux guauchistes qui doivent disparaitre

  • Leleux Luc, le 13/06/2007 à 16h08

    Que la presse le laisse en paix !

  • Karyotis, le 13/06/2007 à 16h05

    J'ai eu une amende pour avoir roulé à 74km/h au lieu de 70km/h.Pourquoi ceux qui ont fraudé des millions d'euros ne seraient pas punis quelque soit le poste qu'ils occupent?

  • LAMBERT, le 13/06/2007 à 14h22

    Je ne trouve pas juste qu'un média puisse diffuser de fausses informations sans être inquiété ! C'était sans doute une manière détournée de demander à la Justice de ne pas oublier ce dossier...

  • RD, le 13/06/2007 à 14h15

    D'où viennent toutes ces fuites données aux journaux ? Ne peut-on rien faire pour celà ? Ca devient énervant d'avoir toutes ces informations (vraies ou fausses) avant qu'elles soient communiquées officiellement

  • Dom, le 13/06/2007 à 14h14

    A Manu de Paris: Le Canard Enchainé est un hebdo, autant être rigoureux quand on critique... A Zoé d'Oléron: puisque tu affirmes que les infos du Canard sont souvent bidons ça sous-entend qu'elles sont parfois vraies... Souvenez-vous des diam's de Giscard par exemple ou des avions renifleurs... Rien que pour ça je souhaite longue vie au Canard!

  • Robin, le 13/06/2007 à 14h13

    Au contraire chere zoe , tu te rendra compte en le lisant qu'ils ont souvent des informations beaucoup plus fiable que la plupart des journaux ... et ils tirent à droite comme à gauche tu sais.... ne t'es tu pas pose la question "pourquoi une perquisition chez eux"????... le gouvernement va essayer de les faire taire....

  • Volpe, le 13/06/2007 à 13h55

    Condamné aux "scoops" de par sa nature, le Canard prend des risques, et vu son orientation politique il a une fâcheuse tendance à trop se fier à son réseau d'informateurs dès qu'il lui communique une "nouvelle" gênante pour des personnalités de droite. Pan sur le bec.

  • Cazpomme, le 13/06/2007 à 13h52

    Qu'a écrit ce "journal" sur les monstrueuses affaires de l'ére monarchique mitterrandienne (armes, elf, crédit lyonnais, triangle, suicides, utilisation de l'intendance au bénéfice de sa fille "hors mariage" etc... Je n'ai pas le souvenir d'un tel acharnement! Est-ce un journal d'infos ou d'intox?

  • Loic, le 13/06/2007 à 13h49

    Qu'est ce qu'il ne faut pas raconter comme ragots pour ne pas mettre en première page des nouvelles plus réalistes et déprimantes pour l'électeur de gauche. Quand les gens rient d'histoires, ils ne pensent pas à la vérité qui fait mal...

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