Rachida Dati en visite à Bobigny

le 21 juin 2007 à 17h24 , mis à jour le 22 juin 2007 à 09h19

Dans le Figaro, le ministre de la Justice annonce que "la carte judiciaire sera réformée" de manière progressive "à partir de janvier 2008."

Rachida Dati, ministre de la Justice/LCIRachida Dati, ministre de la Justice © TF1/LCI

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Le discours de
Rachida Data
à Bobigny
(Seine-saint-Denis)

à 11h00, sur lci.fr 

Retour aux sources pour la Garde des Sceaux Rachida Dati. Ce vendredi, elle se rend au tribunal de grande instance de Bobigny en Seine-saint-Denis, là où elle a commencé sa carrière, comme auditrice. Dans une allocution, la ministre devrait évoquer le projet de loi sur la lutte contre la récidive, présenté en Conseil des ministres mi-juin et débattu au Sénat à partir du 5 juillet. Le projet prévoit l'instauration de peines plancher pour les récidivistes, et comprend également un volet sur le suivi médical obligatoire des délinquants sexuels.

Autre dossier important et même brûlant que devrait aborder Rachida Dati à Bobigny : la réforme de la carte judiciaire. Dans Le Figaro de vendredi, le ministre annonce que "sa réforme se fera et de manière progressive, et ce à partir de 2008." Elle ajoute vouloir "une loi pénitenciaire et la création d'un juge des victimes."

Grève des audiences

Le projet de réforme de la carte judiciaire prévoirait une cour d'appel par région et un tribunal de grande instance (TGI) par département, ce qui inquiète les avocats de plusieurs villes de France. A Metz, l'accès à la cour d'appel est bloqué depuis jeudi matin. Même chose à Thionville, en Moselle, au tribunal de grande instance. A Marmande dans le Lot-et-Garonne, les avocats ont voté jeudi après-midi la grève des audiences. Ils craignent la fermeture du TGI de la ville ainsi que la disparition de la cour d'appel d'Agen.

Le projet controversé doit être lancé le 27 juin avec la tenue d'une réunion d' "installation du comité consultatif de la carte judiciaire". Au cours de cette rencontre, la ministre doit préciser les principes qui guideront les orientations de la réforme.

le 21 juin 2007 à 17:24
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7 Commentaires

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  • Abrelam, le 22/06/2007 à 10h02

    Allez Madame la Ministre au paquet pour les réformes, et laisez braire le troupeau qui quoi qu'on fasse, n'ait jamais content. Je pense que si le 1er Ministre augmentait les salaires de 100%, ils y aurait toujours des mécontents.

  • Jerome, le 22/06/2007 à 09h24

    Aucune réforme n'ai possible en France, une fois de plus le syndicat de la magistrature va tout bloquer.C'est a causse du corporatisme gauchiste que la France est à genoux

  • Bidou, le 22/06/2007 à 01h50

    Peut être faudrait-il tenter de rompre le cercle infernal suivant : plus la justice est laxiste, plus les citoyens sont impunis et moins ils hésitent à se mettre en marge des lois et plus la justice est surchargée. Un coup de fouet répressif ferait du bien à tout le monde !

  • Jean.A, le 21/06/2007 à 19h36

    C'est sur qu'il y aura plus de route à faire pour les avocats,les juges et les autres...regrouper les TGI(s) dans une ville usine à justice(Attention aux investisseurs) sera économique seulement pour l'état encore faudra-t-il des locaux à la hauteur!!!ceux qui vont payer l'économie de l'état seront toujours les meme ,les victimes,les accusés,les coupables et les innocents...

  • Fleurdenave, le 21/06/2007 à 19h31

    Beau pays. tout le monde est d'accord pour faire des réformes, mais à condition de ne rien changer,la gréve des avocats est lamentable.

  • Jojo, le 21/06/2007 à 18h52

    Le gouvernement ose toucher a la justice sacrilege pourtant il est urgent de reforme la justice il y a trop de delinquants et de multirecidivistes dehors osons reformer les magistrats ne pensent pas aux victimes pourtant eux sont prisonniers a vie de leur souvenirs pour eux c est une prison sans barreaux pleine de souffrances

  • Bidou, le 21/06/2007 à 18h26

    Contre la volonté affirmée par le peuple français, les minorités commencent à s'organiser : une poignée de magistrats par ci, une pincée de couillons par là. N'oublions ni le basilic ni le piment d'Espelette. Les réformes demandées par les citoyens vont avoir lieu et les opposants ne pourront pas avoir raison de ceux qui ont voté.

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