Elizabeth Borrel, la veuve du juge tué en 1995 à Djibouti © TF1-LCI
L'interview de la veuve du juge Borrel sur LCI
Elisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, mort en 1995 à Djibouti, sera reçue mardi à l'Elysée, par le chef de l'Etat, qui "salue son courage" et "veillera à ce que la justice puisse passer en toute indépendance", selon l'Elysée. L'annonce a été faite vendredi. Elisabeth Borrel avait lancé en début de semaine un appel à être reçu par le président pour qu'il fasse respecter l'indépendance de la justice dans l'enquête sur les circonstances du décès de son mari, après la publication de documents suggérant des interventions politiques dans ce dossier.
Elisabeth Borrel "a indiqué qu'elle avait écrit une lettre, nous ne l'avons pas reçue et nous attendons de pouvoir étudier les demandes qu'elle comportera", a indiqué le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Dans sa lettre au chef de l'Etat, qu'elle a lue devant la presse, Elisabeth Borrel écrit : "En votre qualité de chef de l'Etat français et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), garant à la fois de la souveraineté de la France (...) et de l'indépendance de l'autorité judiciaire, je vous demande de prendre auprès de moi l'engagement de faire respecter les principes qui seuls permettront l'aboutissement de mon combat pour que soient connus et punis les assassins de mon mari".
Plusieurs documents, saisis par des juges au quai d'Orsay et à la Chancellerie, suggèrent que l'Etat français a tout fait pour répondre aux exigences de Djibouti dans l'affaire, et sauvegarder ainsi ses intérêts économiques et militaires dans ce pays de la corne de l'Afrique. Mercredi soir, le procureur général de Djibouti a démenti "avec véhémence" ce soutien de la France.
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