Le juge Bernard Borrel © TF1-LCI/DRNouveau rebondissement dans l'affaire de la disparition du juge Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti. Selon Le Figaro, l'armée française à Djibouti était au courant de la mort du juge deux heures avant la découverte officielle de son corps par des gendarmes de la prévôté d'Arta comme l'ont toujours indiqué les procès-verbaux. Alors qu'en contrebas de la route, la gendarmerie découvre le corps calciné du juge à 7h20, le quotidien explique que, dès 5h30, l'information circulait au sein de l'armée.
Premier informé : un membre de la direction de la protection sécurité publique, qui a ensuite alerté les responsables du deuxième bureau de l'état-major chargé du renseignement militaire. Une demi-heure plus tard, c'est au tour du chef d'état-major des forces françaises stationnées à Djibouti de l'apprendre. Pourtant, la mort de Bernard Borrel n'est officiellement pas encore connue. Il faut attendre une heure vingt de plus pour que la gendarmerie découvre officiellement la disparition du juge.
Toujours selon Le Figaro, c'est en reprenant nombre d'auditions que la juge d'instruction a découvert cette nouvelle chronologie des faits. La juge cherche désormais à savoir qui a informé l'armée française. Les services secrets djiboutiens peuvent-ils être en cause ? L'armée peut-elle avoir découvert le corps avant les gendarmes lors d'opérations dans la zone ? Pour le savoir, la juge demande la levée du secret défense sur des documents relatifs au mouvement des troupes françaises ce 19 octobre 1995.
(D'après agence)
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