Le général Rondot, personnage clé de l'affaire Clearstream © TF1/LCISale journée pour Dominique de Villepin. Après avoir annoncé sa convocation "fin juillet" (ce devrait être le 27) chez les juges chargés du dossier qui "envisagent de le mettre en examen" (voir notre article), l'ancien Premier ministre a été violement mis en cause par le général Rondot. Dans une interview à Paris Match de jeudi, Philippe Rondot, a affirmé aux juges avoir "voulu détruire ses notes" après avoir obtenu "l'accord" de l'ancien Premier ministre.
D'après ces notes déjà largement publiées par la presse, l'ancien Premier ministre aurait poussé Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, à dénoncer à la justice des personnalités, dont l'ex-ministre de l'Intérieur, faussement accusées de détenir des comptes occultes. L'objectif premier de cette manoeuvre aurait été de "balancer Nicolas Sarkozy", selon des propos prêtés à Imad Lahoud, autre personnage clef du dossier. Le général Rondot qui a cru avoir effacées les notes ont finalement été mises au jour par une expertise judiciaire de l'ordinateur de cet ex-conseiller au ministère de la Défense.
Des notes de réflexion...
Interrogé sur la disparition de ces notes de son ordinateur par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, le général Rondot a directement mis en cause Dominique de Villepin dans la prise de décision. "Confirmez-vous être l'auteur de ces notes et celles-ci correspondent-elles aux quatre notes d'étapes internes que vous avez détruites, après que Dominique de Villepin vous a donné son accord pour une telle destruction ?", commencent les magistrats, selon les extraits d'audition rapportés par Paris-Match. L'ancien espion parcourt les textes. Puis sa réponse tombe: "Il s'agit bien des notes que j'ai détruites après en avoir obtenu l'accord de M. Dominique de Villepin".
"Que signifie la mention... les notes de réflexion et la disquette détruits ensemble", interrogent les juges, lors de l'audition du 26 juin. "J'ai fait savoir à Dominique de Villepin (le 19 juillet 2004, ndlr) que j'ai rédigé quelques notes de réflexion (...) et je propose que cela soit détruit", explique le militaire en indiquant que ces notes étaient "à un usage personnel" et qu'elles avaient peu d'importance. "Dans ces conditions, pour quelles raisons sollicitez-vous l'accord de M. de Villepin ?", demandent les juges qui obtiendront la réponse à leur question en découvrant le 27 juin les résultats explosifs de l'expertise informatique de l'ordinateur du général Rondot qu'ils avaient lancée des mois plus tôt.
Avec Agence
| Clearstream: Nicolas Sarkozy ne retirera pas sa plainte |
Le chef de l'Etat a affirmé mardi soir qu'il ne retirera pas sa plainte dans l'affaire Clearstream, où Dominique de Villepin est mis en cause par des documents inédits. Interrogé lors d'un point de presse en marge d'une visite de travail en Tunisie, il a par ailleurs fait valoir que, en matière pénale, "l'action publique, une fois en mouvement, ne s'éteint pas par le retrait des plaintes des parties civiles". |
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