Jean-Louis Gergorin entendu par les juges dans l'affaire Clearstream le 20 juillet 2007 © TF1/LCI![]() |
Deux jours après sa dernière audition, l'ex vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, était convoqué vendredi par les juges du dossier Clearstream à propos des notes du général Rondot impliquant Dominique de Villepin et Jacques Chirac. L'audition a débuté peu avant 15h et s'est achevée vers minuit. Selon son avocat, Paul-Albert Iweins, Jean-Louis Gergorin "a répondu de façon très exhaustive à l'ensemble des questions qui lui ont été posées par les juges d'instruction à propos des quatre notes du général Rondot récemment apparues au dossier".
A sa sortie du pôle financier du palais de justice de Paris, après plus de huit heures d'audition, l'ancien vice-président d'EADS n'a pas fait de commentaire. "Il ne fera pas d'autre déclaration, de façon à respecter le secret de l'instruction", a précisé son avocat. Jean-Louis Gergorin avait déjà été entendu mercredi pendant près de 12 heures par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Selon des extraits du procès verbal de l'audition, publiés par Le Figaro, Jean-Louis Gergorin aurait alors confirmé aux juges que Dominique de Villepin lui avait demandé,en mai 2004, de contacter un juge. L'ancien Premier ministre aurait précisé que l'instruction émanait de Jacques Chirac, alors président de la République.
Il confirme les notes du général Rondot
Ces déclarations confirment les nouvelles notes du général Philippe Rondot, trouvées lors d'une expertise judiciaire de son ordinateur, et qui mettent en cause Dominique de Villepin, rival potentiel à l'époque de Nicolas Sarkozy dans la course à l'Elysée. La transmission des faux listings en mai-juin 2004 au juge Renaud Van Ruymbeke avait entraîné des vérifications susceptibles de nuire à Nicolas Sarkozy, qui s'est depuis porté partie civile.
L'ex-vice président d'EADS avait déjà reconnu être l'expéditeur des listes falsifiées de comptes bancaires, sur lesquelles figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy, et des courriers affirmant que des commissions occultes liées à la vente de frégates à Taiwan avaient transité sur ces comptes. Dominique de Villepin doit pour sa part être entendu par les juges le 27 juillet en vue d'une possible mise en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux".
Entendu sur un BlackBerry |
Selon Le Parisien, Jean-Louis Gergorin a été interrogé mercredi sur un téléphone BlackBerry que l'ancien vice-président d'EADS aurait donné à Dominique de Villepin, alors Premier ministre, afin de correspondre discrétement avec lui sur l'affaire Clearstream. Jean-Louis Gergorin aurait eu le pseudonyme Londres, Dominique de Villepin celui de Madrid. A ce jour, l'appareil en question n'a toujours pas été saisi par la justice. |
(D'après agence)
Retour MYTF1

Chargement en cours...




