Dominique de Villepin, image d'archive © LCIDans un entretien à L'Est républicain publié samedi, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin dément "formellement" avoir pris une quelconque initiative en direction du juge Renaud van Ruymbeke ou en faveur d'Imad Lahoud dans le cadre de l'affaire Clearstream. "Je démens formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur d'Imad Lahoud (ex-cadre du géant aéronautique EADS), que je n'ai jamais rencontré", déclare Dominique de Villepin.
"On ne cesse de citer le général Rondot: mais je note qu'il n'aurait été que très rarement le témoin des faits ou des citations qu'il mentionne. Il fait état de confidences de la part d'acteurs de ce dossier, mais il ne les a pas recueillies lui-même. De simples rumeurs, on fait des preuves", déplore-t-il. "Je suis stupéfait et indigné de voir qu'on peut instruire le procès de quelqu'un dans les médias alors qu'il n'a même pas accès au dossier", affirme-t-il.
"Me battre pour la vérité"
"Je ne réclame aucun traitement particulier", se défend-il, "seulement le respect des droits élémentaires de tout citoyen. Or ces derniers jours, ces droits on été bafoués". "On veut à tout prix présenter cette affaire comme un règlement de comptes politique. Mais je le redis: à aucun moment de n'ai demandé à qui que ce soit d'enquêter sur des personnalités politiques, encore moins de les compromettre", poursuit-il. "Je suis tout à fait serein sur ce dossier. Je vais bien évidemment me battre pour la vérité. Je n'accepterais pas d'être un bouc-émissaire, ce serait trop facile", conclut-il.
Les juges de l'affaire Clearstream ont perquisitionné vendredi pendant plus de six heures le bureau dont Dominique de Villepin dispose dans une annexe du ministère des Affaires étrangères à Paris (XVIe) (lire notre article).
(D'après agence)
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