Un deuxième frère de Dati soupçonné de trafic de drogue

le 13 juillet 2007 à 18h35 , mis à jour le 13 juillet 2007 à 18h57

Alors qu'un frère du ministre de la Justice sera jugé en appel mardi, un deuxième frère est également soupçonné de trafic de stupéfiants.

Rachida Dati, ministre de la Justice/LCIRachida Dati, ministre de la Justice © TF1/LCI

Alors que Le Parisien révèlait vendredi que l'un des onze frères et soeurs de Rachida Dati sera jugé mardi en appel pour trafic de stupéfiant, on apprend qu'un autre de ses frères fait l'objet d'une procédure judiciaire. Agé de 35 ans environ, Omar Dati a été placé sous contrôle judiciaire en juin 2005 après avoir été interpellé dans le cadre d'un trafic de cannabis dans la région chalonnaise. La date de l'audience devant le tribunal correctionnel n'a pas encore été fixée.

Selon Le Parisien, son frère Jamal Dati, 35 ans, avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour trafic de drogue, par le tribunal de grande instance de Verdun, dans la Meuse. L'homme est un récidiviste et le procureur général jugeait la peine faible. Il a donc fait appel pour obtenir une aggravation. L'audience aura lieu mardi prochain devant la cour d'appel de Nancy, en Meurthe-et-Moselle.

Promesse électorale
 
Il y a six ans, Jamal Dati avait déjà écopé de trois ans de prison, dont 18 mois ferme pour trafic de stupéfiant à Chalon-sur-Saône, fief de la famille Dati. Courant 2006, il est de nouveau arrêté pour commerce illicite de drogue, près de Verdun où il vit. A ce moment là, toujours selon Le Parisien, il a alors tenté de joindre sa sœur au ministère de l'Intérieur où elle travaillait avec Nicolas Sarkozy. L'entourage de l'actuel garde des Sceaux réfute que l'affaire lui ait été signalée. "La ministre n'a pas de contact particulier avec ce frère ni d'information particulière sur son dossier", explique-t-il. Et de conclure d'un "de toute manière, Jamal Dati est et reste un justiciable comme les autres".
 
Jamal Dati pourrait être l'un des premiers concernés par le projet de loi contre la récidive. Adopté la semaine dernière par le Sénat, le texte instaure des peines plancher et écarte dans certains cas l'excuse de minorité pour les 16-18 ans, conformément à une promesse électorale de Nicolas Sarkozy.  D'après un magistrat anonyme cité par le journal, "si l'on appliquait à la lettre le projet Sarkozy-Dati sur les multirécidivistes, Jamal Dati devrait être condamné lourdement".

le 13 juillet 2007 à 18:35
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