Jacques Chirac © LCIEntendu jeudi comme témoin assisté dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, l'ancien président Jacques Chirac a contesté devant le juge en charge du dossier, Alain Philibeaux, l'existence d'un "système organisé" au sein de ce parti, a indiqué une source proche du dossier. L'ancien chef de l'Etat a préféré parler de "tâtonnements" pour justifier l'existence des emplois contestés. "Des tâtonnements" qui ont accompagné la mise en place en France d'un financement des partis.
Jacques Chirac a également expliqué au magistrat qu'il assumait en tant que chef du RPR les impulsions et les lignes directrices de son parti mais qu'il ne suivait pas à l'époque son fonctionnement quotidien, dont relevaient les salaires des permanents du RPR. Questionné sur la quarantaine de personnes citées dans le dossier, l'ancien chef de l'Etat a expliqué ne pas connaître la plupart d'entre eux.
Peu présent au siège du RPR
A l'époque, pris par les affaires de la ville de Paris, Jacques Chirac a expliqué qu'il était alors assez peu présent au siège du RPR, où il se rendait en fin de journée, mais assez rarement, ou pour participer aux réunions politiques au moment des investitures. "Quand j'ai compris qu'il pouvait se passer des choses, j'ai nommé pour y mettre un terme des gens capables de maîtriser des éventuelles dérives", a expliqué l'ancien président en citant les noms d'Alain Juppé et de Robert Galley.
L'affaire des emplois fictifs du RPR remonte à octobre 1995, lorsque le juge de Nanterre Patrick Desmure, auquel a succédé Alain Philibeaux, avait été saisi d'une affaire de paiements de salaires de permanents du RPR par la Ville de Paris, sous les mandats de Jacques Chirac et alors qu'il présidait le parti, entre 1976 et 1994. Pour cette affaire, Alain Juppé a été condamné en appel en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité et Robert Galley, ancien ministre et trésorier du RPR, à 9 mois de prison avec sursis.
"Responsable" mais "jamais coupable" |
Interrogé par le site Libération.fr, l'ancien conseiller de Jacques Chirac, Jean-François Probst, souhaite qu'un comité d'honneur soit créé afin d'entendre sur cette affaire "tous les responsables politiques des dix dernières années, comme l'a fait la commission Outreau pour la justice". Selon lui, Michèle Alliot-Marie, Philippe Séguin et Patrick Devedjian devraient être entendus, "d'autant qu'ils ont vraiment eu à en connaître ses pratiques". Au sujet de l'affaire Clearstream, Jean-François Probst estime par ailleurs que "peut-être que Chirac, au fond, a été responsable, mais il ne sera jamais coupable". L'article 67 de la constitution stipule en effet que le Président "n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité". |
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





