L'expertise qui met en cause Villepin

le 04 juillet 2007 à 20h32 , mis à jour le 05 juillet 2007 à 11h07

L'ex-Premier ministre est mis en cause dans l'affaire Clearstream par une expertise judiciaire sur l'ordinateur du général Philippe Rondot.

Dominique de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle le 1er mars 2007Dominique de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle le 1er mars 2007 © TF1/LCI

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est mis en cause dans l'affaire Clearstream par une expertise judiciaire sur l'ordinateur du général Philippe Rondot, figure centrale du dossier interrogé mercredi comme témoin assisté. L'expertise ajoutée au dossier le 27 juin révèle des éléments qui n'avaient pas été versés dans la procédure jusqu'alors. Ces éléments étaient renfermés dans l'ordinateur portable de l'ancien militaire dans lequel sa secrétaire lui transférait tous ses courriers.

Ces éléments désignent notamment l'ex-chef du gouvernement comme étant à l'origine de la rencontre secrète en 2004 entre Jean-Louis Gergorin et le juge Renaud van Ruymbeke qui devait recevoir par la suite, anonymement, mais en réalité de la part de M. Gergorin, des listings Clearstream truqués. Selon l'une des sources proches du dossier, l'envoi des listings à la justice est évoquée dans une "note informatique" du général comme une idée émanant de l'ex-premier ministre.

 "Balancer Sarkozy

Selon France Info, cette note laisse apparaître que l'idée de l'envoi des listings à M. van Ruymbeke aurait été suggérée à la demande du président de la République Jacques Chirac. Selon une autre source proche du dossier, Jean-Louis Gergorin aurait dit à Imad Lahoud mis en cause dans le dossier - qui l'a rapporté au général Rondot - que Dominique de Villepin lui avait demandé sur ordre de Jacques Chirac d'adresser les listings à la justice. "Jean-Louis Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République, de +balancer+ Nicolas Sarkozy", précise France Info qui cite une partie de la note.

On apprend par ailleurs dans Le Figaro, que le 26 mai 2004, le général Rondot a écrit : "Lors d'un entretien avec Jean-Louis Gergorin, le 4 mai 2004, j'ai appris que, après avoir reçu, selon lui, des instructions de Dominique de Villepin huit jours auparavant, il avait été décidé de parler au juge Van Ruymbeke".  Il poursuit :  "Lors d'un entretien que Jean-Louis Gergorin a eu avec Dominique de Villepin le 19 mai, ce dernier se serait montré à la fois jubilatoire mais surtout soucieux de ne pas apparaître dans le scénario".
 
 
Un rebondissement qui va à l'encontre des déclarations faites par Dominique de Villepin devant les juges d'instruction, au mois de décembre. Entendu comme témoin, l'ancien premier ministre avait alors nié avoir été informé de la transmission de listings à la justice. Dans ces listings figuraient des noms et des numéros de comptes de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, censées avoir touché de l'argent en marge de la vente des frégates de Taïwan en 1991, sur des comptes à l'étranger répertoriés chez Clearstream au Luxembourg. Mercredi, le général Rondot, qui a été interrogé pendant près d'une dizaine d'heures par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons a répondu aux questions des juges sur le contenu de cet ordinateur.

(D'après agence) 

le 04 juillet 2007 à 20:32
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21 Commentaires

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  • José, le 05/07/2007 à 19h11

    Il est pas du meme parti politique que notre "cher" président, villepin? Hummm!!!! Assez louche tout ça....Vivement la suite......

  • Ymer, le 05/07/2007 à 17h58

    Mr Villepin devrait s'en sortir avec un vis de procédure comme tous ces amis politiques (gauche ou droite)comme dab

  • Peter, le 05/07/2007 à 14h53

    Ce résultat n'est pas très etonnant. Il démontre aussi d'une certaine manière pourquoi l'ancien Premier ministre a pris tant de soin à se comporter si bien, en bon perdant, soutenant même Sarkozy depuis les élections et le changement de gouvernement.

  • Guy Edouard Gendron, le 05/07/2007 à 12h50

    Bonjour, Sans vouloir exprimer mon opinion personnelle tant que la justice n'a pas tranché, j'espère que cette affaire nauséabonde... ira à son terme. Bien à vous.

  • André SILLAM, le 05/07/2007 à 12h09

    LE TANDEM CHIRAC / VILLEPIN A UTILISE UN CORBEAU POUR TENTER DE SE SERVIR D'UN JUGE AFIN DE SALIR LE PERSONNEL POLITIQUE ! Se servir de la justice en lui proposant des listings falsifiés pour tenter de calomnier des personnalités politiques (dont N. Sarkozy), voilà le stratagème conçu par le tandem Chirac / Villepin et réalisé par le corbeau Jean-Louis Gergorin. L'expertise informatique ajoutée au dossier le 27 juin 2007 révèle des éléments renfermés dans l'ordinateur portable du Général Rondot de nouveau interrogé mercredi 4 juillet 2007 : "Jean-Louis Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République, de +balancer+ Nicolas Sarkozy" au juge Renaud Van Ruymbecke, précise France Info, le 4 juillet 2007, au soir. Le Général Rondot n'a pas nié l'authenticité de cette Note mais il n'a souhaité faire aucun commentaire. Jusque-là la preuve irréfutable de l'implication de Chirac et de Villepin dans l'affaire Clearstream n'avait pas été apportée. Voilà qui est fait. Quant à Chirac et à Villepin, ils sont refaits.

  • Leclercq, le 05/07/2007 à 11h50

    Les dénégations de Monsieur Dominique de Villepin, si elles ont trompé quelqu'un, n'ont pu que le tromper lui-même!

  • Bonjour, le 05/07/2007 à 10h31

    Cela en dit long sur la sincérité des soutiens de Chirac et Villepin à Sarkozy et sur la "formidable" unité de l'UMP derrière son candidat. On a juste ranger les couteaux pour assurer l'élection du candidat qui protégera le mieux les privilèges...

  • Thierry, le 05/07/2007 à 09h51

    Maintenant que Sarko est président, qu'il a la justice,l'armée, les medias à ses ordres, il va en sortir blanc comme neige. Comment voulez-vous qu'on l'ait autre chose que du mépris pour ces "petits" hommes politiques?

  • Alain, le 05/07/2007 à 09h24

    Aie, Aie, Aie ! Crime de lèse majesté ! On en a écartelé pour moins que ça avant la révolution. mais vu que le progès et les réformes consistent à revenir deux ou trois siècles en arrière, j'ai bon espoir !

  • Baudemont, le 05/07/2007 à 09h18

    Toujours la même chose ! tous les meme comment leur faire confiance apres ?

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