Harcèlement : du sursis pour les infirmières

le 30 juillet 2007 à 16h02 , mis à jour le 30 juillet 2007 à 17h39

Trois infirmières et une aide soignante d'un hôpital avignonnais étaient jugées en correctionnelle pour harcèlement à l'encontre de leur direction.

Les quatre praticiennes étaient jugées pour harcèlement/LCILes quatre praticiennes étaient jugées pour harcèlement © LCI
Prison avec sursis et interdiction temporaire d'exercer leur métier, c'est le prix payé par les trois infirmières et l'aide-soignante de l'hôpital Henri-Duffaut d'Avignon pour avoir harcelé deux infirmières en chef dans le but de les pousser à la faute et récupérer leur place ensuite.
 
L'opération de déstabilisation a surtout été organisée par Vanessa Constant, une infirmière de 31 ans. Reconnue coupable de dégradation de matériel, appels malveillants, harcèlement et administration de substance nuisible, c'est elle qui a écopé de la peine la plus lourde : 2 ans de prison avec sursis et interdiction d'exercer son métier pendant 18 mois.
 
Les deux autres infirmières ont été reconnues coupables des mêmes faits mais ont reçu des peines moins lourdes. Marie Sanchez, 29 ans, a été condamnée à un an avec sursis et ne peux plus exercer pendant 8 mois. Laurence Claudon, 38 ans, a été condamnée à 15 mois de prison avec sursis et une interdiction professionnelle de 6 mois.
 
L'aide-soignante, Laurence Breuil, 37 ans, a été reconnue coupable de dégradation et condamnée à deux mois de prison avec sursis, sans interdiction d'exercer.
 
L'organisatrice veut faire appel
 
En outre, les deux chefs de services successivement victimes de harcèlement qui s'étaient portées partie civile ont obtenu pour l'une 750 euros de Mme Breuil au titre de dégradation et 3.000 euros solidairement des trois autres prévenues au titre des dommages et intérêts. La deuxième infirmière en chef a obtenu le versement de 8 000 euros par les trois infirmières solidairement.
 
L'hôpital, qui s'était également porté partie civile, a obtenu de chaque prévenue un euro.   A la sortie du procès, l'entourage des trois infirmières a insulté les deux chefs de service. Vanessa Constant,  la plus lourdement condamnée, a indiqué qu'elle avait l'intention de faire appel.
 
La direction de l'hôpital avait été alertée début 2006 et avait fini par saisir le procureur de la République en novembre 2006.

(Avec agence)

le 30 juillet 2007 à 16:02
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19 Commentaires

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  • Lily, le 16/04/2009 à 16h09

    Le corporatisme a la vie dure ! Les réactions positives n'émanent que d'autres infirmères. En quoi le fait d'exercer un métier garantit l'honnêteté d'un quidam ? Ces infirmères sont comme tout un chacun, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités. Alors, pour celles et ceux qui trouvent les peines infligées légères, je suis tout à fait d'accord. Elles n'ont absolument pas leur place auprès des patients, car elles sont indignes de confiance, voire imprévisibles et dangereuses. Leur réaction agressive est à la mesure de leur culpabilité, et non de leur pseudo-victimisation.

  • Mkl, le 01/08/2007 à 16h01

    Justice laxiste, les peines sont trop légères pour des actes aussi dangereux, ces femmes devraient avoir honte de ce qu'elles ont fait et au lieu de ca elles font appel,tant pis pour elles, elles écoperont peut etre de la prison ferme. En tout cas je n'aimerais pas etre soignée par de telles femmes, jusqu'ou ces femmes venales peuvent elles aller ??????on est en droit de se poser la question ....

  • Hugonod, le 01/08/2007 à 14h54

    Et "l'éthique médicale" dans tout ça, ne devrait-elle pas être mise en première loge?! Il y a bien des lois pour se défendre contre un harcèlement de la part d'une direction.. (à moins que je me sois trompé de planète). Et si "le poussé à la faute" avais réussi, y aurait-il eu un (ou plusieurs) "malade" qui en aurait subit les conséquences...?

  • élisa, le 01/08/2007 à 13h01

    La méchanceté ne paye pas, ces "infirmières" viennent de l'apprendre à leurs dépens... Comment des femmes mures ont-elles pu en ariver là?!... Rien ne justifie de tels actes. Les peines qu'elles viennet d'écoper semblent légères par rapport aux actes qu'elles ont commis mais cela va contribuer à leur rendre la vie bien pénible. Comment vont-elles justifier à d'autres employeurs leur "perte d'empoi". Elles se sont "grillées" toutes seules. Le monde est petit. Elles ont tout simplement la sanction qu'elles méritent. Même si ces personnes ne vont certainement pas changé, ça ne va pas être si simple de se sortir de leur propre piège. Qui sème le vent récolte la tempête...

  • Amélie, le 01/08/2007 à 10h14

    Je suis entièrement d'accord avec Laurence pour être moi même infirmière. Je pense que toutes les personnes dont je viens de lire les commentaires ne le sont pas et ne devraient donc pas s'exprimer sur le travail en lui même. Quant aux soi-disante s "preuve", j'ai suivi le procès de l'intérieur et même le juge lors des auditions à plusieurs fois qu'il ne s'agissait que de "on dit..." et qu'aucun fait n'était prouvé bien au contraire. Ceci étant dit, où est la justice??? On vient de ruiner la vie de ses femmes car elles ont osées ne pas être d'accord avec leur administration! Et oui maintenant plaisanter en service devient un crime! Méfiez vous de vos commentaire et ne dite surtout jamais de qqn que vous aimeriez bien qu'il se calme un peu.... A bon entendeur...

  • Christine, le 31/07/2007 à 17h35

    A Laurence, de Nancy : ces femmes ont été condamnées (même s'il y a du sursis), donc il doit y avoir des preuves. Comment pouvez-vous justifier le comportement de ces femmes? Quant à ceux qui parlent de féminisme, je ne vois vraiment pas le rapport? Surtout que les victimes de ces comportements étaient des femmes. Je trouve que les sanctions sont trop légères. Que vont faire les condamnées une fois qu'elles auront la possibilité de retrouver leur travail? Pourquoi se comporteraient - elles différemment?

  • MONTALBAND, le 31/07/2007 à 14h41

    Une nouvelle fois la malhonnêteté féministe dans toute son évidence: la parité seulement dans les droits mais pas dans les devoirs!Ainsi dans ce pays, les féministes trouvent dans la justice, le moyen de conserver pour les femmes les privilèges passéistes qui leur permettaient de bénéficier de l'irresponsabilte pénale. Alors dans ce jugement comme dans tous les autres, il y a une ristourne spéciale femmes...

  • Audrey, le 31/07/2007 à 14h35

    Un si beau métier sali par des personnes qui ne pensent qu'à leur profil et leur petite personne ... honteux. Elles mériteraient d'avoir de la prison ferme. La justice française est trop gentille.

  • Daniel, le 31/07/2007 à 09h54

    Elles devraient être interdites d'exercer à vie et obligation de se faire soigner en psychiatrie . Dieu seul sait de quoi ces perturbées sont capables de faire subir aux patients pour se venger. Il serait interessant de remonter leur carrière......

  • Laurence, le 30/07/2007 à 20h55

    Je me permet de réagir car je trouve ces réactions HONTEUSES.Que savez vous des faits réls dans cette affaire.Il n'y a aucune preuve.Vous parlez du métier d'infirmiére, je suis sure que vous ne l'êtes pas. Moi, je le suis.Quand aux réctions à la sortie du jugement, je les trouve normales. Que feriez vous si on vous enléve votre métier? Vous auriez un sourire aux éclats?Je viens de me défouler et ça me fait du bien.Maintenant, prouvez moi ce qu'on leur reproche et je retirerez tous mes propos

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