Les quatre praticiennes étaient jugées pour harcèlement © LCIL'opération de déstabilisation a surtout été organisée par Vanessa Constant, une infirmière de 31 ans. Reconnue coupable de dégradation de matériel, appels malveillants, harcèlement et administration de substance nuisible, c'est elle qui a écopé de la peine la plus lourde : 2 ans de prison avec sursis et interdiction d'exercer son métier pendant 18 mois.
Les deux autres infirmières ont été reconnues coupables des mêmes faits mais ont reçu des peines moins lourdes. Marie Sanchez, 29 ans, a été condamnée à un an avec sursis et ne peux plus exercer pendant 8 mois. Laurence Claudon, 38 ans, a été condamnée à 15 mois de prison avec sursis et une interdiction professionnelle de 6 mois.
L'aide-soignante, Laurence Breuil, 37 ans, a été reconnue coupable de dégradation et condamnée à deux mois de prison avec sursis, sans interdiction d'exercer.
L'organisatrice veut faire appel
En outre, les deux chefs de services successivement victimes de harcèlement qui s'étaient portées partie civile ont obtenu pour l'une 750 euros de Mme Breuil au titre de dégradation et 3.000 euros solidairement des trois autres prévenues au titre des dommages et intérêts. La deuxième infirmière en chef a obtenu le versement de 8 000 euros par les trois infirmières solidairement.
L'hôpital, qui s'était également porté partie civile, a obtenu de chaque prévenue un euro. A la sortie du procès, l'entourage des trois infirmières a insulté les deux chefs de service. Vanessa Constant, la plus lourdement condamnée, a indiqué qu'elle avait l'intention de faire appel.
La direction de l'hôpital avait été alertée début 2006 et avait fini par saisir le procureur de la République en novembre 2006.
(Avec agence)
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