Jean-Marie Villemin/archives. DR © DREn France, c'est un droit : "toute personne condamnée par un tribunal français à une peine criminelle, correctionnelle ou contraventionnelle, peut être réhabilitée". C'est conformément à cet article du code pénal que la procédure de réhabilitation de Jean-Marie Villemin, est examinée mardi à huis clos par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.
La demande, destinée à effacer la condamnation de Jean-Marie Villemin prononcée en 1993 pour le meurtre de Bernard Laroche qu'il tenait pour l'assassin de son fils Grégory, le 16 octobre 1984, a été adressée à l'origine en avril 2005 au parquet d'Evry dans l'Essonne. Elle a ensuite été transférée à Paris. La semaine dernière, le parquet général avait indiqué ne pas s'opposer à la réhabilitation demandée par Jean-Marie Villemin car "les conditions sont remplies." Celles-ci impliquent notamment une absence de nouvelle condamnation, une réinsertion sociale et professionnelle, le paiement des frais de justice et le dédommagement de la partie civile.
Une requête mal accueillie
Le père du petit Grégory avait été condamné en décembre 1993 à Dijon à cinq ans de prison dont un avec sursis. Il avait ensuite bénéficié d'une libération conditionnelle.
Dans la famille de Bernard Laroche, plus de vingt ans après les faits la requête est plutôt mal accueillie. Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, âgé de 4 ans, avait été retrouvé mort pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Un temps suspecté de ce crime, Bernard Laroche avait été écroué, puis relâché quelques mois plus tard, en février 1985. Il avait été tué par Jean-Marie Villemin quelques jours après sa remise en liberté.
Avec Agence
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