© AFPElle avait été condamnée avec deux autres membres d'Action directe à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans, pour les assassinats de PDG de Renault en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, un an plus tôt. Jeudi, la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a accordé jeudi à Nathalie Ménigon, ancien membre du groupe armé Action directe (AD), un régime de semi-liberté qui commencera le 2 août.
Une santé fragile
Ce régime lui impose de retourner en détention après avoir fini ses activité journalières. Il est un préalable à une mesure de libération conditionnelle. Selon son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, l'ancienne d'Action Directe, actuellement détenue à Bapaume dans le Pas-de-Calais "sera transférée le 2 août" au centre de détention pour femmes de Toulouse-Seysses, afin de pouvoir travailler la journée comme agent d'espace vert dans un centre de réinsertion de cette région. "Elle travaillera de 9h à 17h, pourra prendre son repas de midi librement, et devra être de retour dans le centre vers 18h", a expliqué l'avocat.
La décision rendue confirme la décision en mai du tribunal d'application des peines plaçant Nathalie Ménigon en semi-liberté. Après la décision de première instance le 10 mai, le parquet avait immédiatement interjeté appel. Et lors de l'audience d'appel fin juin, le ministère public s'était de nouveau opposé à cette semi-liberté. Nathalie Ménigon, 50 ans, à la santé fragile après deux accidents vasculaires cérébraux en détention, est incarcérée depuis février 1987 et séjourne actuellement à la prison de Bapaume dans le Pas-de-Calais.
Avec Agence
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