
Le Clemenceau n'en finit pas de faire parler de lui. Plusieurs mois après la polémique suscitée par une tentative de désamiantage en Inde, avant un retour forcé à Brest, quatre personnes ont été mises en examen cette semaine à Marseille. La raison ? Une affaire de corruption présumée liée à la première tranche de désamiantage du porte-avion à Toulon, entre 2004 et 2005.
Jean-Claude Gianinno, gérant de la société Technopure qui avait effectué l'opération, est soupçonné d'avoir payé un responsable de la SDIC, une société sous contrat avec l'Etat pour le démantèlement du Clemenceau, afin d'obtenir le marché. L'argent aurait pu être détourné grâce à un système de fausses factures établies par une troisième société. Mis en examen pour "corruption active de personne privée, faux et usage de faux", il a été placé en détention provisoire vendredi. Selon Me Jean-Jacques Campana, avocat de Jean-Claude Giannino, les enquêteurs reprochent à son client le détournement d'une somme de 300.000 euros, ce qu'il nie.
Marc Belvert, un des dirigeants parisiens de SDIC, a également été mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux, escroquerie et corruption passive de personne privée". Il a été placé en détention provisoire. Deux autres hommes liés à la société qui aurait émis des fausses factures ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à ce schéma de corruption en surfacturant du matériel à Jean-Claude Giannino. Les quatre mis en examen avaient été interpellés à la suite d'une dénonciation à Tracfin, l'organisme au coeur du dispositif français de lutte contre l'argent sale.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




