Couloir d'hôpital © TF1/LCI![]() |
Le rappel des faits |
Leur machination aurait duré quatre ans pour déstabiliser et provoquer le départ de leurs chefs. Le délibéré dans l'affaire des trois infirmières et de l'aide-soignante de l'hôpital Henri-Duffaut d'Avignon, accusées d'avoir harcelé et/ou versé des tranquillisants dans les boissons de leurs chefs de service, doit être rendu ce lundi devant le tribunal correctionnel de la ville.
Les quatre femmes sont accusées de "harcèlement moral, dégradation de véhicule et appels téléphoniques malveillants", selon la justice. Trois d'entre elles sont également poursuivies pour "administration de substances nuisibles". "Il s'agit de faits tellement incroyables que l'on n'a pas pu imaginer une seule seconde qu'une telle histoire puisse arriver", avait expliqué en avril André Durand, directeur des ressources humaines de l'hôpital, à LCI.fr.
Calife à la place du calife
En 2004, l'une des deux supérieures hiérarchiques visées demande sa démission. L'année dernière, la seconde signale à plusieurs reprises à la direction de l'hôpital des dysfonctionnements graves au sein de son équipe. Une enquête interne est alors ouverte durant l'été 2006.
Une seule des quatre infirmières serait à l'origine du complot. Décrite par les plaignantes comme récalcitrante à toute forme d'autorité, c'est pour devenir calife à la place du calife qu'elle aurait monté cette cabale contre ses supérieures. Plusieurs employées affirmeraient avoir été montées contre leur chef sans pouvoir réagir, par peur du harcèlement moral.
(Avec agence)
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