Rachida Dati, ministre de la Justice © TF1/LCIAlors que son projet de loi contre la récidive est examiné mardi après-midi à l'Assemblée nationale, Rachida Dati a traversé ces derniers jours une passe difficile, avec les critiques sur ses méthodes et les ennuis judiciaires de son frère Jamal. Pour manifester son soutien, l'UMP a rédigé un communiqué qui "salue la force de caractère de Rachida Dati, qui assume de façon remarquable le poids que les médias font désormais peser sur elle, et condamne de la façon la plus ferme les attaques et amalgames dont elle est aujourd'hui la victime". Le patron du groupe UMP Jean-François Copé a fait de même en fin de matinée.
Mardi matin, sur RTL, elle est revenue très brièvement sur la comparution prévue de son frère Jamal devant la cour d'appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. "Dans toutes les familles, il y a des moments difficiles, des histoires difficiles, des étapes difficiles. Je n'en dirai pas plus. Je ne ferai pas de commentaire. Il serait mal venu en tant que garde des Sceaux de faire des commentaires... Par pudeur, je n'irai pas plus loin", a-t-elle ajouté sur RTL.
De l'affection pour le couple Sarkozy
Quant à savoir si, en tant que femme issue de l'immigration, elle se sentait plus "exposée", elle s'est contentée d'expliquer qu'elle était "garde des Sceaux, ministre de la République" et donc "forcément exposée". Reçoit-elle un soutien "suffisant et convenable" de l'UMP ? lui demande-t-on : "le soutien, il est dans la vie des Français au quotidien, dans ce qu'ils me renvoient et puis il sera dans l'adoption du texte sur la récidive et l'adoption du texte sur la loi pénitentiaire. Le soutien, il sera là, ce sera un soutien populaire", a répondu la ministre.
Le soutien du président de la République Nicolas Sarkozy, et de son épouse, en revanche, "a toujours été. Il a toujours existé ce soutien, comme l'affection que j'ai pour eux", a-t-elle souligné.
"Elle c'est elle, moi c'est moi" |
Jamal Dati, l'un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati rejugé mardi, a demandé à pouvoir "tourner la page" peu avant l'ouverture de l'audience. "On n'entendra plus jamais parler de moi" après ce procès, a-t-il déclaré. "Avec cette affaire, il a sali sa propre vie mais il a aussi l'impression d'avoir sali celle de sa soeur", la garde des Sceaux, a ajouté son avocat, Me Gérard Michel. Mardi matin, dans un entretien publié par L'Est Républicain, il avait déjà dit espérer que son procès ne "rejaillira pas" sur sa soeur. "Elle, c'est elle, moi, c'est moi", avait-il déclaré au journal. En février, Jamel Dati âgé de 34 ans, avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et obligation de se soigner par le tribunal correctionnel de Verdun dans la Meuse, mais le ministère public avait fait appel de cette condamnation. |
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