Une ex-des Brigades rouges arrêtée dans le Val d'Oise

le 22 août 2007 à 16h28 , mis à jour le 22 août 2007 à 16h47

Marina Petrella a été condamnée en 1992 à la réclusion à perpétuité pour homicide sur agent de la force publique, tentative de séquestration, vol avec arme et attentats.

LCI-TF1/R.Bousquet © LCI-TF1/R.Bousquet

Le groupe auquel elle a appartenu a été l'un des principaux acteurs des "années de plomb" (1970-1980) en Italie. Une ancienne membre du groupe terroriste des Brigades rouges italiennes, Marina Petrella, qui fait l'objet d'une demande d'extradition des autorités de Rome, a été interpellée mardi dans le Val-d'Oise, a annoncé mercredi le ministère de la Justice. Marina Petrella, 53 ans, a été arrêtée mardi à Argenteuil lors d'un contrôle routier, a-t-on appris de source judiciaire. Elle devait être présentée mercredi au parquet de Pontoise, qui pourrait lui notifier son incarcération "sous écrou extraditionnel", à la suite d'une demande d'arrestation provisoire délivrée par les autorités italiennes, a-t-on précisé de même source.
 
Marina Petrella a été condamnée le 6 mars 1992 par la cour d'assises d'appel de Rome à la réclusion à perpétuité pour homicide sur agent de la force publique, tentative de séquestration et d'homicide, séquestration d'un magistrat, vol avec arme et attentats, selon la Chancellerie. Sa condamnation est devenue définitive le 10 mai 1993. Arrêtée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire en 1986, au terme de la durée de détention provisoire autorisée à l'époque, elle s'était enfuie en France.
 
"Années de plomb"
 
Elle fait partie des douze anciens militants d'extrême gauche condamnés pour crimes de sang en Italie, dont Rome avait demandé l'extradition à la France en octobre 2006. Tous étaient présumés réfugiés en France après avoir été lourdement condamnés par la justice italienne pour participation à des attentats visant des personnes durant les "années de plomb". Parmi eux figurait Cesare Battisti, finalement arrêté le 18 mars dernier à Rio de Janeiro (Brésil).
 
Si Marina Petrella refusait son extradition, il appartiendrait à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles de trancher et de se prononcer sur la validité juridique des pièces fournies par les autorités judiciaires italiennes, a précisé le ministère de la Justice. "Ce dossier est traité par la France sur le plan judiciaire comme toute autre demande d'extradition classique", a assuré le ministère français de la Justice, dans un communiqué.
 
L'apogée de l'action des Brigades Rouges a été l'enlèvement et la détention pendant 55 jours, puis l'assassinat de l'ancien chef du gouvernement et leader de la Démocratie-Chrétienne Aldo Moro, en 1978. Nées en 1973, les BR ont commencé à se fracturer dès le début des années 80 avec les scissions de divers mouvements et elles ont été démantelées dans les années suivantes grâce à la collaboration de repentis. Dans les années 70-80, le terrorisme d'extrême gauche et d'extrême droite a fait plus de 400 morts en Italie.
 
(D'après agence)

le 22 août 2007 à 16:28
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1 Commentaires

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  • Dominique, le 22/08/2007 à 17h00

    10 contre 1 que la gauche va se mobiliser pour essayer d'empécher l'extradition de cette criminelle en trouvant toutes les raisons de le faire: les droits de l'homme, le pardon, le remps qui passe, la vitesse du vent, le réchauffement climatique etc.Ils sont toujours du coté des criminels. Se souvenir de l'affaire de cet autre criminel Italien recyclé en France dans le roman policier de gare et auquel ces messieurs ont subitement trouvé du géni et dont j'ai oublié le nom.

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