Hollande en meeting © LCICloser restera en kiosques. Le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre a condamné mardi la société Mondadori magazines France, éditant le magazine Closer, à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à la jeune femme figurant sur des photos aux côtés de François Hollande. En revanche, le premier secrétaire du PS n'a pas obtenu l'interdiction de la diffusion de Closer qu'il demandait pour "atteinte à sa vie privée". Il n'avait pas demandé de dommages et intérêts.
La présidente du tribunal Francine Levon-Guérin a condamné la société Mondadori à publier à ses frais un texte de la condamnation dans le prochain numéro du magazine. L'hebdomadaire "people" avait avancé sa parution à vendredi, soit trois jours plut tôt, en raison de photos "exclusives" montrant François Hollande en compagnie d'une femme, une journaliste d'un hebdomadaire, présentée comme sa nouvelle compagne, après sa séparation d'avec Ségolène Royal (voir notre article).
Hollande : "Une décision ordinaire"
Le Premier secrétaire du PS a pris acte mardi de la condamnation qui vient, selon lui, rappeler les règles de "protection de la vie personnelle". "Je voulais que les règles, qui valent pour tout citoyen et pour tout média, de protection de la vie personnelle s'appliquent", a déclaré François Hollande. "C'est une décision ordinaire pour assurer la protection de la vie privée", a-t-il ajouté.
De son côté, Stéphane Haitaian, éditeur du magazine Closer, s'est dit "satisfait de la décision de non retrait" du magazine, mais il "s'étonne" cependant des poursuites engagées contre Closer par François Hollande et du montant des dommages et intérêts à verser à la jeune femme figurant sur la photo, compte tenu du "caractère non dégradant" de l'information communiquée. Le magazine Closer, qui devra faire état de sa condamnation judiciaire en couverture, sera "particulièrement attentif à ce qui sera diffusé les mois prochains dans les autres médias sur la vie privée des politiques", a ajouté Stéphane Haitaian.

La réaction de la rédactrice en chef de "Closer"
Le tribunal de Paris reste saisi d'une plainte de François Hollande et Ségolène Royal contre le livre à succès La femme fatale, le premier à avoir fait état juste après le scrutin de leurs problèmes de couple, pour dire qu'ils avaient pesé sur la campagne.
Avec Agence
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