Nathalie Ménigon goûte à la semi-liberté

le 02 août 2007 à 15h24 , mis à jour le 02 août 2007 à 18h33

Après vingt ans passés en prison, l'ancienne militante d'action directe travaillera comme agent d'espaces verts, un travail fourni par une association de réinsertion.

TF1 / LCI Nathalie Ménigon à sa sortie de prison, le 2 aoùt 2007Nathalie Ménigon à sa sortie de prison, le 2 aoùt 2007 © LCI

Vingt ans après son incarcération, Nathalie Ménigon bénéficie depuis jeudi matin du régime de semi liberté. L'ancienne militante d'Action directe, condamnée à perpétuité en 1986, a quitté la prison de Seysses, près de Toulouse. Elle doit maintenant signer un contrat de travail avec une association de réinsertion et travaillera comme agent d'espaces verts, a confirmé le responsable de l'association qui va l'employer.
 
"Elle commencera à travailler demain (vendredi) si elle est en forme, autrement ce sera  pour lundi", a-t-il dit, sous couvert d'anonymat, précisant qu'elle effectuait pour sa première journée de semi-liberté les formalités administratives nécessaires à sa réinsertion professionnelle. L'association qui emploiera l'ancienne militante d'Action directe se charge de réinsérer par le travail une trentaine de personnes, notamment des cas sociaux. Elle effectue des travaux de jardinage chez des particuliers.
 
Condamnée deux fois à la réclusion criminelle
 
Nathalie Ménigon, qui souffre des séquelles d'une hémiplégie après deux  accidents vasculaires cérébraux en détention, doit retourner chaque soir à la  maison d'arrêt de Seysses, située à une quinzaine de km au sud de Toulouse. L'ancienne militante du groupe armé d'extrême gauche, âgée de 50 ans, s'est vu accorder le 19 juillet une semi-liberté par la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris, qui a confirmé une décision rendue le 10 mai par le tribunal d'application des peines.
 
Comme les autres membres du noyau dur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, décédée en 2006, Nathalie Ménigon a été condamnée deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les  assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et de l'ingénieur général  de l'armement, René Audran, un an plus tôt. Avant son transfèrement à Seysses, elle était détenue au centre de détention de Bapaume, dans le Pas-de-Calais.
 
 D'après agence

le 02 août 2007 à 15:24
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

16 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Charles, le 03/08/2007 à 18h01

    Voilà une nouvelle qu'elle est bonne!!! J'espère que ses victimes vont en bénéficier aussi. Pour elles, revoir le ciel et le soleil et leur famille quelle belle chose... mais il y a un hic, elles sont mortes. Que c'est beau la justice des hommes et de ce pays . Tout ce cirque pour une s... J'attends les commentaires de ce responsable politique de l'opposition, comment s'appelle-t-il? Mr Royal, non je ne sais plus.

  • Dom, le 03/08/2007 à 10h45

    Je suis étonnée des réactions des lecteurs, Papon n'a pas pratiquement pas fait de prison et pourtant lui avait plus de 2 morts sur la conscience. N'impoorte quel criminel peut sortir en ayant fait la moitié de sa peine mais pas les prisonniers politiques ?? Rassurez moi nous vivons bien en France ?

  • Claude, le 03/08/2007 à 10h31

    Où l'on apprend que la vie d'un homme ne vaut que vingt ans. N.M. as-t-elle demandé pardon à ses victimes ?

  • Melinda, le 03/08/2007 à 08h33

    La justice doit etre la meme pour tous. Or, pratiquement aucun détenu à perpétuité ne reste en prison à vie. d'autre part, N Ménigon bénéficie de la loi sur les détenus malades. j'ai l'impression que la libération de Papon, responsables de la morte d'hommes, de femmes et d'enfants, et qui de toute évidence faisait semblant d'être malade, a succité moins d'indignation sur ce forum!!

  • Besse, le 03/08/2007 à 07h14

    Nathalie Ménigon a été condamnée deux fois à perpétuité par la "justice", donc elle est en semi-liberté. Elle-même a condamné Audran et Besse à mort, donc ils sont toujours morts. Un citoyen doté d'un cerveau peut-il comprendre ce paradoxe ? Non : seul un magistrat est capable de mépriser les morts et leurs familles. On ne voit jamais de magistrat aux obsèques des victimes, et pour cause !

  • Lucifer90, le 02/08/2007 à 22h39

    Tiens bon Nathalie ! Diaboliquement

  • Arobasq, le 02/08/2007 à 22h27

    Peine plancher...insulte suprème à notre justice honteux et irrespectueux vis à vis de la mémoire de leurs victimes...

  • Louis, le 02/08/2007 à 21h23

    Honte à notre justice qui remet dehors des terroristes qui ont tués sans pitié. On peut donner des leçons aux autres pays. Quand à ménignon sa maladie n'excuse en rien ses gestes et ne justifie aucune clémence. Pensons plutot aux victimes et leurs familles.

  • Laurent, le 02/08/2007 à 20h18

    Pourquoi tant de haine ! La loi a été appliquée et respectée très sévèrement (pour une fois), elle a payé et continue de payer pour ses convictions. Point !

  • François-Xavier, le 02/08/2007 à 19h58

    Et les victimes dans tout ça? Est-ce que quelqu'un y pense (je veux dire au gouvernement) c'est bien la peine d'infliger des peines plancher, si elles ne sont pas appliquées.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience