© DRLes familles de victimes seront-elles privées du procès de Romain Dupuy ? La réquisition d'un non-lieu "psychiatrique" par le procureur de la République le leur laisse craindre. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2004, Chantal Klimaszewski et Lucette Gariod avaient été tuées à l'arme blanche dans l'établissement psychiatrique de Pau, où elles effectuaient une garde au pavillon de psycho-gériatrie.
"Les familles ne comprendront pas que l'assassin n'ait pas à s'expliquer", a estimé mardi Me Gilbert Collard, avocat de la famille de l'une des victimes. Deux expertises psychiatriques ont conclu à l'abolition du discernement du meurtrier présumé, qui souffrait de "schizophrénie paranoïde" au moment des faits. Mais, Me Yves Darmendrail, un autre avocat des parties civiles, a rappelé qu'une expertise parlait d'"altération" et non d'"abolition" du discernement.
Le juge d'instruction "devrait prendre sa décision dans un délai de dix jours", a estimé Me Darmendrail, annonçant son intention de faire appel dans le cas où un non-lieu serait effectivement prononcé. Romain Dupuy est interné dans une unité pour malades difficiles à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde.
D'après agence
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