Du rififi sur la planète rugby

le 04 août 2007 à 15h57 , mis à jour le 04 août 2007 à 16h31

Six actionnaires majoritaires du club de Perpignan subissent depuis un mois menaces et vandalisme. Trois proches du président vont être poursuivis.

[Expiré] Ballon de foot américain © www.sxc.hu

L'ambiance est délétère au club perpignanais de rugby. Le président Marcel Dagrenat risque de perdre son siège. Six actionnaires qui détiennent la majorité veulent l'éjecter de la tête du club. Après l'avoir mis en minorité, ils ont annoncé la nomination de son successeur, Paul Goze, lors d'une l'assemblée générale prévue le 31 juillet... et qui a été reportée au 6 août. Entretemps, les manoeuvres d'intimidation se sont multipliées à leur égard. Le bras de fer est allé si loin que la justice s'en mêle. Trois proches de Marcel Dagrenat, un admistrateur et deux présidents de club de supporteurs, doivent être mis en examen pour "dégradations en réunion et menaces de mort réitérées et sous condition".

Les six actionnaires majoritaires de la holding Usap per sempre (Usap pour toujours) gérant ce club ont notamment reçu depuis un mois des appels téléphoniques menaçants et des dessins de petits cercueils. Leur domicile, les locaux de leur entreprises et leurs voitures ont également été la cible de dégradations, des biens tagués, interphone ou pare-brise cassés etc. Une première plainte avait été déposée fin juin. Les actionnaires avaient ensuite déposé plainte après la nuit du 26 au 27 juillet, au cours de laquelle ils avaient tous été la cible de nouvelles dégradations.

"Nous avons voulu marquer un coup d'arrêt"

Les trois hommes poursuivis, placés en garde à vue en fin de semaine, devraient être déférés et placés sous contrôle judiciaire, selon le procureur adjoint de la République de Perpignan. Une information judiciaire a été ouverte. Deux autres personnes, également placées en garde à vue au cours des derniers jours, ont été laissées libres. D'autres personnes devraient dans les prochains jours être entendues dans le cadre de cette affaire comme témoins ou placées en garde à vue.

Parallèlelement à cette affaire, une enquête préliminaire a été ouverte concernant le site internet de l'Usap où certaines phrases pourraient être considérées comme des incitations à un crime, un délit ou une infraction. "Nous avons voulu marquer un coup d'arrêt à ces comportements, il ne m'appartient pas de porter un jugement sur les affres de la vie de l'Usap mais je suis fondé à intervenir lorsque l'on commet des infractions en matière pénale", a déclaré le procureur adjoint.

D'après agence

le 04 août 2007 à 15:57
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1 Commentaires

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  • Candide niort, le 04/08/2007 à 16h44

    Sans doute des essais manqués(....)!

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