Bertrand Cantat lors de son procès à Vilnius © TF1/LCIBertrand Cantat veut sortir de prison. Condamné en 2003 à huit ans d'emprisonnement pour avoir porté des coups mortels à sa compagne Marie Trintignant en Lituanie, il a fait une demande de libération conditionnelle qui sera examinée cet après-midi au centre de détention de Muret (Haute-Garonne) par un juge d'application des peines (JAP). C'est là que le chanteur du groupe de rock Noir Désir, âgé de 43 ans, est détenu depuis septembre 2004.
La requête du chanteur fera l'objet d'un débat contradictoire, en sa présence et de celle de son avocat, Maître Olivier Metzner. Des représentants du parquet et de la défense, ainsi que le vice-président du tribunal de grande instance chargé de l'application des peines examineront les éléments permettant de déterminer si le chanteur peut bénéficier de la conditionnelle, mesure à laquelle il peut normalement prétendre depuis juillet 2007, après avoir purgé la moitié de sa peine.
Réponse dans un mois
Dans les faits, il semble que rien ne puisse faire obstacle à cette demande. Le chanteur a suivi une psychothérapie. Son attitude en prison lui a valu des réductions de peine et plusieurs permissions de sortie, dont la dernière remonte à la mi-juillet. Il a un projet de réinsertion avec la signature "d'un contrat d'auteur-compositeur-interprète avec sa maison de disques", note Le Parisien dans son édition de mercredi.
La requête du chanteur fera l'objet d'un débat contradictoire, en sa présence et de celle de son avocat, Maître Olivier Metzner. Des représentants du parquet et de la défense, ainsi que le vice-président du tribunal de grande instance chargé de l'application des peines examineront les éléments permettant de déterminer si le chanteur peut bénéficier de la conditionnelle, mesure à laquelle il peut normalement prétendre depuis juillet 2007, après avoir purgé la moitié de sa peine.
Réponse dans un mois
Dans les faits, il semble que rien ne puisse faire obstacle à cette demande. Le chanteur a suivi une psychothérapie. Son attitude en prison lui a valu des réductions de peine et plusieurs permissions de sortie, dont la dernière remonte à la mi-juillet. Il a un projet de réinsertion avec la signature "d'un contrat d'auteur-compositeur-interprète avec sa maison de disques", note Le Parisien dans son édition de mercredi.
Par ailleurs, les parties civiles et l'assureur du téléfilm dans lequel tournait Marie Trintignant au moment du drame ont été indemnisés. La décision du JAP, statuant en tant que juge unique, ne devrait être annoncée qu'à l'issue d'un délibéré de l'ordre d'un mois. En clair, vers la mi-octobre.
Sortie "prématurée" ?
Dans une lettre adressée au JAP, la mère de Marie Trintignant avait jugé "prématurée" l'éventuelle libération anticipée de Bertrand Cantat. "Je crains que (sa) libération très anticipée n'apparaisse comme significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes", a estimé Nadine Trintignant. La réalisatrice a rappelé qu'elle n'avait pas fait appel du jugement "dont la sentence (lui) paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée". "Avec cette lettre, Mme Trintignant nie le droit en jouant sur l'émotion", avait répondu dans le Journal du Dimanche Xavier Cantat, le frère de Bertrand.
Lors de son procès à Vilnius, Bertrand Cantat avait reconnu avoir donné quatre violentes gifles à Marie Trintignant pendant une dispute, au cours de la nuit du 26 au 27 juillet 2003, dans les derniers jours de tournage de "Colette". L'actrice était décédée le 1er août. Emprisonné à Vilnius, où il a été condamné le 29 mars 2004 pour "homicide volontaire", le chanteur avait été transféré six mois plus tard à Muret.
Sortie "prématurée" ?
Dans une lettre adressée au JAP, la mère de Marie Trintignant avait jugé "prématurée" l'éventuelle libération anticipée de Bertrand Cantat. "Je crains que (sa) libération très anticipée n'apparaisse comme significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes", a estimé Nadine Trintignant. La réalisatrice a rappelé qu'elle n'avait pas fait appel du jugement "dont la sentence (lui) paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée". "Avec cette lettre, Mme Trintignant nie le droit en jouant sur l'émotion", avait répondu dans le Journal du Dimanche Xavier Cantat, le frère de Bertrand.
Lors de son procès à Vilnius, Bertrand Cantat avait reconnu avoir donné quatre violentes gifles à Marie Trintignant pendant une dispute, au cours de la nuit du 26 au 27 juillet 2003, dans les derniers jours de tournage de "Colette". L'actrice était décédée le 1er août. Emprisonné à Vilnius, où il a été condamné le 29 mars 2004 pour "homicide volontaire", le chanteur avait été transféré six mois plus tard à Muret.
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