Cantat sera fixé le 15 octobre

le 20 septembre 2007 à 16h30 , mis à jour le 20 septembre 2007 à 17h00

La demande de remise en liberté conditionnelle du chanteur de Noir Désir a été mise en délibéré jeudi par le tribunal de l'application des peines.

TF1/LCI : Bertrand Cantat lors de son procès à VilniusBertrand Cantat lors de son procès à Vilnius © TF1/LCI
Bertrand Cantat veut sortir de prison. Mais il devra attendre le 15 octobre pour savoir si sa demande de libération conditionnelle est acceptée ou non, le tribunal de l'application des peines ayant mis sa décision en délibéré. L'avocat du chanteur a précisé que "le parquet ne s'opposait pas à la requête de mise en libération conditionnelle". Mais si sa libération conditionnelle est effectivement décidée, elle sera soumise à quelques restrictions, comme un suivi  psychologique auquel le chanteur, condamné à huit ans de prison pour ces coups mortels contre l'actrice Marie Trintignant, a souhaité se soumettre, a ajouté  l'avocat.

En tout état de cause, "il ne montera pas sur scène dans les prochains mois", a souligné l'avocat, à l'issue du débat contradictoire d'une heure et demie auquel ont participé le  vice-président du tribunal de grande instance chargé de l'application des  peines et des représentants du parquet et de la défense. Le chanteur du groupe Noir Désir, aujourd'hui âgé de 43 ans, est détenu depuis septembre 2004 au sud de Toulouse. Après avoir purgé, fin juillet 2007, la moitié de sa peine, il peut prétendre au bénéfice d'une libération conditionnelle.
 
Accords financiers

Dans une lettre au magistrat, la mère de Marie Trintignant, Nadine Trintignant, a jugé "prématurée" une telle mesure. "Je crains que (sa) libération très anticipée n'apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes", a-t-elle estimé. La réalisatrice a rappelé qu'elle n'avait pas fait appel du jugement "dont la sentence (lui) paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée". Un proche du chanteur a pour sa part estimé que "Mme Trintignant met la pression" et "essaie une fois encore de changer le cours de la justice".

L'avocat de Bertrand Cantat, Me Olivier Metzner, avait estimé possible, fin mai, une libération conditionnelle de son client, celui-ci ayant alors réglé la totalité des dommages et intérêts réclamés par deux des enfants de Marie Trintignant. Le chanteur est aussi parvenu à un accord à l'amiable pour indemniser l'assureur de la société de production du téléfilm Colette, interrompu en Lituanie au moment du décès de l'actrice, qui y occupait le rôle principal, sous la direction de sa mère. 
 
Lors de son procès à Vilnius, Bertrand Cantat avait reconnu avoir donné quatre violentes gifles à Marie Trintignant pendant une dispute, au cours de la nuit du 26 au 27 juillet 2003, dans les derniers jours de tournage de Colette. L'actrice était décédée le 1er août. Emprisonné à Vilnius, où il a été condamné le 29 mars 2004 pour "homicide volontaire", le chanteur avait été transféré six mois plus tard à Muret. Faisant figure de détenu modèle, il a bénéficié, dans la plus grande discrétion, de plusieurs permissions de sorties de quelques jours, la dernière remontant à la mi-juillet.
D'après agence
le 20 septembre 2007 à 16:30
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