Image d'archives © TF1-LCILe président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, poursuivi pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005, a été condamné mardi à une amende de 1500 euros par la Cour d'appel de Montpellier.
Frêche dérape puis se dit victime d'une "chasse à l'homme"
"Voter pour ce mec me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", déclare dans L'Express le président sortant du Conseil régional du Languedoc-Roussillon Georges Frêche à l'adresse de Laurent Fabius, d'origine juive.
Publié le 28/01/2010
Les propos pour lesquels il a été jugé remontaient au 4 novembre 2005. Lors de l'inauguration d'une mosquée à Montpellier, il s'était interrogé sur le rôle de la police pendant les émeutes de l'automne. "Je ne suis pas sûr que dans les villes parisiennes où ils ont incendié des voitures, ce soient des musulmans qui le font. Ça serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m'étonnerait pas. J'ai connu ce genre de provocations, j'ai connu mai 1968. Quand les gens en auront marre, ils voteront Sarkozy", avait alors déclaré Georges Frêche, selon l'enregistrement de France 3. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait porté plainte.
En première instance, Georges Frêche avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Montpellier. Le parquet avait alors fait appel et, lors de l'audience, le ministère public avait requis une amende de 5000 euros. L'avocat de Georges Frêche, Me Gilles Gauer, avait, comme en première instance, plaidé la relaxe. Mardi, à l'issue du délibéré, il a indiqué qu'il devait prendre contact avec son client, absent du tribunal, avant de décider de se pourvoir en cassation. Il a laissé entendre toutefois qu'il irait jusque devant la Cour européenne des Droits de l'Homme "s'il le faut. Et vous verrez qu'on y gagnera", a-t-il déclaré.
D'après agence
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Frêche dérape puis se dit victime d'une "chasse à l'homme"
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