Marina Petrella, ex des Brigades Rouges © TF1/LCIMarina Petrella reste en prison. Ainsi vient d'en décider la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, qui avait examiné le 7 septembre dernier la demande de remise en liberté déposée mardi par l'avocate de l'ancienne activiste des Brigades rouges, Me Irène Terrel. Les juges ont estimé que "les garanties de représentations de Marina Petrella n'étaient pas réunies", "la perspective de retourner en prison pouvant l'inciter à s'exiler hors de France". Me Irène Terrel a indiqué qu'elle allait formuler une nouvelle demande de mise de liberté dans les semaines à venir. "Il faut être persévérant. Parfois, on n'obtient des décisions qu'au bout d'un certain temps. Nous ferons autant de demandes en liberté qu'il faudra", a indiqué le conseil.
Concernant la demande d'extradition déposée par l'Italie à l'origine de l'arrestation, la cour a renvoyé l'affaire au 19 octobre et demandé un complément d'information, c'est-à-dire des précisions supplémentaires justifiant cette demande. Si elle venait à être validée, la procédure d'extradition pourra encore être contestée devant la Cour de cassation. Dans le cas où la plus haute autorité judiciaire confirmerait l'extradition, il reviendrait au Premier ministre de signer le décret d'extradition, qui peut être attaqué devant le Conseil d'Etat et éventuellement la Cour européenne des droits de l'Homme.
Marina Petrella, 53 ans, a été arrêtée le 21 août au commissariat d'Argenteuil où elle s'était rendue à la suite d'un contrôle routier. Elle a été placée le lendemain sous écrou extraditionnel et incarcérée à Versailles. Condamnée en Italie en 1992 à la réclusion à perpétuité pour avoir tué un commissaire de police et grièvement blessé son chauffeur, à Rome en 1981, ainsi que pour séquestration d'un magistrat, vol avec arme et attentats, Marina Petrella était réfugiée depuis la fin des années 1980 en France où elle travaillait comme assistante sociale.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




