L'Ocean Jasper © TF1/LCILes trois marins de l'Ocean Jasper sont-ils toujours en France ? Non, croit savoir Le Figaro, qui précise que le capitaine du bateau, son second et le matelot, tous trois recherchés suite au naufrage du caseyeur breton Sokalique en août, auraient été renvoyés à Bakou par leur ambassade, et ce, afin d'éviter les poursuites. Une information en partie confirmée par l'ambassade de leur pays, l'Azerbaïdjan. Selon un conseiller de l'ambassade, le commandant et les deux marins ont bien quitté la France, mais rien ne prouve que les trois hommes soient rentrés en Azerbaïdjan.
Ils "ont quitté la France sous la responsabilité des autorités douanières françaises et de la compagnie turque pour laquelle ils travaillaient. Nous pouvons supposer que c'est la compagnie turque qui a payé les billets. Jamais notre ambassade n'a été impliquée", a-t-il dit, contredisant l'information donnée dans Le Figaro, selon laquelle l'exfiltration, qui aurait eu lieu la semaine dernière, était organisée par le consulat d'Azerbaïdjan à Paris.
Conformément aux règles applicables aux marins en escale, les trois marins azeris avaient le droit de circuler dans Brest, le cargo étant immobilisé dans le port militaire de la ville suite à la collision du 17 août dernier, qui avait entraîné la mort du patron du Sokalique. Mais mercredi, les trois marins avaient disparu. Selon une source citée par Le Figaro, "tout laisse penser qu'une voiture avait été affrétée pour les acheminer au plus vite à Paris", d'où ils auraient sans doute pris un avion pour gagner Bakou.
Délit de fuite
Selon l'enquête diligentée par le parquet de Morlaix, l'Ocean Jasper ne s'est pas arrêté après avoir percuté le Sokalique pour recueillir les naufragés et n'a pas non plus prévenu les secours. L'accident s'étant produit dans les eaux internationales, les autorités judiciaires françaises n'ont pas pu engager de poursuites contre l'équipage de l'Ocean Jasper, qui doit être en principe jugé par l'Etat du pavillon du navire, les îles Kiribati, dans le Pacifique.
Paris a demandé aux autorités kiribatiennes de se dessaisir du dossier au profit de la justice française, mais attend toujours une réponse. Lors des obsèques du patron du chalutier breton, Nicolas Sarkozy avait dit qu'il s'engageait personnellement à "se battre" pour que les responsables du naufrage soient jugés en France.
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