© AFPAprès vingt années passées derrière les barreaux, Jean-Marc Rouillan, 54 ans, a plaidé ce matin devant le Tribunal d'application des peines pour une demande de placement en semi-liberté. Ce régime, dont bénéficie depuis un mois son ancienne comparse Nathalie Ménigon (lire encadré), permet au détenu de travailler dehors la journée et de revenir dormir le soir en prison. Un premier pas vers la liberté conditionnelle qu'espère bien obtenir Rouillan.
Le tribunal d'application des peines rendra sa décision le 26 septembre. En cas de rejet, ses avocats interjetteront appel. En revanche, si la réponse est positive, Rouillan se verra transférer à Marseille d'ici quelques semaines. Pourra-t-il retrouver Nathalie Ménigon, avec qui il s'est marié en 1999 à la prison de Fleury-Mérogis, et qu'il n'a pas revue depuis ? "Il faudra que l'un et l'autre demandent des permissions de sortie et l'autorisation de se voir, explique Me Chalanset. Mais ce n'est pas la question du moment. Rouillan n'est pas encore dehors. Quant à Nathalie Ménigon, pour l'instant, elle se réadapte lentement et elle se soigne".
| Que sont devenus les autres membres d'AD ? |
Après avoir essuyé une série de refus ces dernières années, Nathalie Ménigon, 50 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté depuis le 2 août à Toulouse. Elle travaille la journée comme agent d'entretien de jardins pour une association de réinsertion et rentre le soir à la prison de Seysses. Victime de deux accidents vasculaires cérébraux, elle est diminuée physiquement. D"après maître Chalanset, l'ex-militante est "toujours en formation", quelques heures par jour. Joëlle Aubron, atteinte d'un cancer, avait été libéré en juin 2004 pour raison de santé. Elle est décédée en mars 2006. Quant à l'aîné de la bande, Georges Cipriani, il s'est vu refuser sa dernière demande de semi-liberté en janvier dernier, son projet professionnel ayant été jugé peu sérieux. Il souffrirait en outre de troubles psychiatriques (A.G.) |
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