© TF1/LCIPierre Pasqua, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur, réfugié à l'étranger et sous le coup d'un mandat d'arrêt international, serait en train de négocier son retour en France afin de comparaître devant la justice, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier. L'homme est poursuivi dans une affaire de pots-de-vin extorqués à la société Alstom en 1994, dont le but ultime, selon l'accusation, était le financement occulte des activités politiques de son père. Le fils de l'ancien ministre avait été jugé en son absence par le tribunal correctionnel de Paris, puis relaxé pour ces faits en mars 2006. Le parquet de Paris a fait appel de cette relaxe et l'audience devant la cour d'appel a été fixée au 4 octobre.
Par ailleurs, plusieurs proches de Charles Pasqua et de son fils ont été renvoyés en correctionnelle en août 2006 par le juge Philippe Courroye, dans une affaire de détournements de fonds commis entre 1993 et 1995 au préjudice de la Sofremi, une société dépendant du ministère de l'Intérieur. Outre Pierre Pasqua, trois hommes d'affaires, le Français Pierre Falcone et les Libanais Iskandar et Akram Safa, ainsi que l'ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac, figurent parmi les prévenus. Pierre Falcone, qui jouit d'une immunité diplomatique liée à son statut de représentant permanent de l'Angola à l'Unesco, et le fils Pasqua, en fuite en Tunisie au moment où a été prononcé ce renvoi, sont visés par des mandats d'arrêt internationaux, tout comme les frères Safa. Cette affaire doit être jugée à partir du 8 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris, soit quelques jours après celle d'Alstom.
Pierre Pasqua, selon des sources proches du dossier, "négocie ces jours-ci son retour en France afin de répondre de ces faits", dans les deux affaires, notamment pour déterminer s'il sera incarcéré ou non. Son avocat, Me Pierre Haik, s'est refusé à tout commentaire. Le parquet général de Paris a indiqué pour sa part "ne pas être au courant". Son père, Charles Pasqua, a lui estimé "logique et normal" que son fils Pierre, vivant en Tunisie, veuille comparaître devant la justice française. "Que mon fils veuille se présenter devant la justice, cela me paraît tout à fait logique et normal", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur sur RTL, ajoutant que son fils avait "demandé à plusieurs reprises à être entendu par la justice".
(D'après agence)
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