Le policier qui a tué un collègue jugé à Nantes

le 22 septembre 2007 à 10h24 , mis à jour le 24 septembre 2007 à 07h20

Les faits se sont déroulés au cours d'une soirée alcoolisée au commissariat de Nantes en octobre 2004.

Le palais de Justice de Nice/TF1Le palais de Justice de Nice © TF1/LCI

Un policier qui avait tué un collègue avec une arme de service au cours d'une soirée alcoolisée au commissariat de Nantes comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. Le brigadier-chef Jean-Luc Guillermic, 49 ans, sera jugé jusqu'au 26 septembre pour "violences volontaires avec usage ou menace d'une arme ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner".
 
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 16 au 17 octobre 2004 après un match de Ligue 1 de football Nantes-Paris SG pour lequel les policiers avaient été mobilisés. Après avoir bu dans le fourgon de police, six policiers s'étaient retrouvés dans une salle de repos du commissariat de Nantes où ils avaient continué à boire, selon l'enquête. Vers 00 heures 45, la victime, Frédéric Ruaux, un gardien de la paix de 34 ans, avait percuté à vide son arme de service après en avoir retiré cinq des six cartouches retrouvées après les faits dans ses poches et sur le sol.
 
Tué sur le coup

Fortement alcoolisé, le brigadier-chef Guillermic, son ami et collègue, avait à son tour tourné cette arme vers la victime, tirant dans le bas du visage et le tuant sur le coup. Avant de reconnaître, lors de l'instruction, être l'auteur du coup de feu, Jean-Luc Guillermic avait tenté de camoufler les traces de poudre présentes sur ses mains en y déversant du café juste après les faits, selon la même source.
 
Son avocat, Me Alex Ursulet, a multiplié les recours, rejetés par la chambre d'instruction puis la cour de cassation. Il a contesté le fait que seul son client soit poursuivi et aucun autre parmi les collègues présents lors de la soirée. "Ils étaient cinq et tous ivres. La difficulté est la loi de l'omerta dans cette affaire. On essaie de faire porter le chapeau à mon client", a affirmé Me Ursulet, en mettant également en cause "la responsabilité de la hiérarchie" quant à la consommation d'alcool au sein du commissariat.

(D'après agence)

le 22 septembre 2007 à 10:24
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