Les policiers mis hors de cause

Par A. Gu. (avec agence), le 07 septembre 2007 à 12h20 , mis à jour le 07 septembre 2007 à 15h49

D'après les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la police nationale, ils n'étaient pas dans l'appartement au moment de la chute de l'enfant.

Image d'archives/LCIImage d'archives © LCI

"Au terme de l'enquête soigneuse réalisée, il apparaît que les blessures subies par le jeune Ivan résultent d'une chute accidentelle et que, sur un plan juridique, leur origine ne peut être attribuée à la commission par quiconque d'une infraction pénale", a affirmé jeudi dans un communiqué le procureur de la  République d'Amiens, Patrick Beau. Par cette déclaration, le parquet met donc hors de cause les policiers qui s'étaient rendus au domicile où résidait l'enfant.

Selon le récit des évènements donné par le procureur, les policiers se sont présentés le 9 août à 7h45 au domicile d'Ivan, 12 ans, et de ses parents, en situation irrégulière. N'obtenant aucune réponse, ils ont fait venir un serrurier. "Tandis que le serrurier s'affairait, des cris de femme ont été émis à l'intérieur de l'appartement" situé au 4e étage. Les policiers ont alors constaté, depuis "le domicile des voisins", que l'enfant était allongé au sol en  bas de l'immeuble. L'enquête, close mercredi, a "permis de confirmer qu'aucun fonctionnaire de  police n'a pénétré à l'intérieur du logement occupé par la famille", a précisé  le procureur selon qui "à l'évidence les membres" de la famille "souhaitaient  éviter d'être interpellés ensemble".
  

"Désirant fuir", le père d'Ivan est sorti sur son balcon, a essayé d'entrer chez son voisin qui était absent puis s'est caché sur un balcon situé en dessous de celui de son appartement. Selon son père, l'enfant "a entrepris à son tour de passer par le balcon  puis de descendre au niveau inférieur" et aurait alors chuté au pied de  l'immeuble où il a "sauté pour le rejoindre". L'enfant, toujours hospitalisé à Amiens, n'a pas pu être entendu. Il "est en  phase de réveil post-traumatique ; il recouvre notamment l'usage de la parole",  a-t-il précisé. Le 21 août, le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux avait assuré qu'un  titre de séjour provisoire serait accordé "pour toute la durée de sa  convalescence" à ses parents.

Par A. Gu. (avec agence) le 07 septembre 2007 à 12:20
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9 Commentaires

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  • Regis, le 08/09/2007 à 12h18

    C'est vrai qu'il est bien ce monsieur hortefeux... perso je le trouve un peu mou, mais bon c'est deja un bon debut... :-))))

  • Stef, le 08/09/2007 à 10h49

    Elle a bon dos la police, faut arreter les conneries!!!

  • Nini, le 08/09/2007 à 10h20

    Ils s'attendaient à quoi ? A découvrir que les flics avaient balancé le gosse par le balcon histoire de le sortir plus vite de l'appartement... ?! Ridicule !

  • Lolo78, le 07/09/2007 à 14h24

    Manquerait plus d'être mis en examen lorsque l'on est innocent, à quand une réforme de la justice ? une vraie.....

  • Tus, le 07/09/2007 à 14h04

    Merci monsieur Hortefeux, vous êtes trop bon. J'apprécie votre générosité sans limites.

  • Mickael, le 07/09/2007 à 13h50

    Le monde à l'envers, quant bien même ils seraient entrés c'est pas eux qui ont jetté ce pauvre gosse par le balcon. ils étaient hors de cause de toute facon, c'est aux parents que reviens la faute.

  • Le Fourbe, le 07/09/2007 à 13h49

    Enfin une bonne nouvelle!!! N'en déplaise a notre Gauche Caviar et donneuse de leçons

  • Christine, le 07/09/2007 à 13h40

    Mais on s'en fout de savoir si oui ou non les policiers étaient dans l'appartement! Le problème était l'expulsion d'Ivan et de sa famille. Je n'ai pas à juger ici les motifs de l'expulsion mais il me semble que la manière dont on traite les sans - papiers en France est inhumaine.

  • Marc, le 07/09/2007 à 13h09

    Voilà de quoi calmer les anti-flics et ceux qui nous on pondu des belles phrases du genre "j'ai honte d'être français", "on se croirait encore sous le régime de Vichy" et bla bla bla...

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