Emmanuel Rist, présenté comme le "cerveau" des profanations d'Herrlisheim (10 septembre 2007) © TF1/LCIEmmanuel Rist, le "cerveau" présumé de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim, dans le Haut-Rhin, où 117 tombes avaient été recouvertes d'inscriptions néonazies et antisémites en avril 2004, a exprimé de vifs regrets, mardi, devant le tribunal correctionnel de Colmar. "Il faut qu'un procès comme celui-ci fasse un exemple dans les générations futures pour que cela ne se reproduise pas. Tous les hommes sont égaux devant la souffrance, qu'on soit juif, maghrébin, français ou italien", a expliqué à la barre Emmanuel Rist, qui comparaît depuis lundi au côté de deux autres coprévenus.
A la présidente Elisabeth Mehl qui lui demande "d'où vient cette prise de conscience", l'homme de 37 ans explique avoir "réfléchi autrement en prison". "C'est complètement débile de cautionner un régime qui a fait autant de mal", a-t-il expliqué à propos du IIIe Reich. "Je voulais aller de l'autre côté de la barrière (...) Je n'ai jamais su mettre un frein à ces limites et quelque part, j'ai perdu ma famille pour des convictions absurdes", a-t-il encore lancé, des sanglots dans la voix.
A ses côtés, Laurent Boulanger, 27 ans, et Laurent Peterschmitt, 28 ans, qui comparaissent également pour la profanation du cimetière israélite de Herrlisheim, près de Colmar, où des croix gammées et celtiques, des sigles SS ainsi que des slogans antisémites avaient été découverts le 30 avril 2004 sur 117 des 400 pierres tombales. Le procès doit durer jusqu'à mercredi.
(D'après agence)
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