Sept "casseurs" de CRS face au juge

Par , le 11 septembre 2007 à 16h26 , mis à jour le 12 septembre 2007 à 12h15

Le procès de sept jeunes poursuivis pour l'agression de deux CRS dans la cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, s'est ouvert ce mercredi à Evry.

TF1/LCI : Le capitaine Ludovic Aubriot, l'un des CRS victime d'un guet-apens dans le quartier sensible des TarterêtsLe capitaine Ludovic Aubriot, l'un des CRS victime d'un guet-apens dans le quartier sensible des Tarterêts © TF1/LCI

Sept jeunes de 19 à 23 ans comparaissent depuis ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Evry. Tous sont accusés d'avoir participé, il y a tout juste un an, à l'agression très médiatisée de deux CRS dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Cinq d'entre eux sont poursuivis pour violences aggravées, dont un également pour des dégradations sur la voiture des policiers, et menace de mort sur l'un des deux mineurs également poursuivis dans ce dossier. Ces mineurs seront jugés ultérieurement devant le tribunal pour enfants. Les deux autres majeurs sont jugés, l'un pour des dégradations sur la voiture des policiers, l'autre pour menaces.
  
Violences aggravées
 
Le 19 septembre 2006, la voiture du capitaine Ludovic Aubriot et du sous-brigadier Marc Audiffren avait été la cible de jets de pierres. Le  capitaine, descendu pour constater les dégâts, et son collègue venu pour lui porter secours avaient été roués de coups. De nombreuses voix, dont celle de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'étaient élevées pour dénoncer un "guet-apens" contre les policiers, thèse par la suite écartée par l'enquête, et que la justice n'a pas retenue.
  
Moins d'une semaine après les faits, une vaste opération de police menée par environ 200 fonctionnaires, en présence de nombreux journalistes avait permis de procéder à l'interpellation de 11 suspects. Deux d'entre eux, identifiés grâce à de l'ADN retrouvé sur une canette et des restes de pizza, avaient finalement été mis hors de cause. De tentative de meurtre au début de l'enquête, les faits ont été requalifiés au cours de l'instruction en violences aggravées.
  
Témoin anonyme
 
Lors d'une première vague de mises en examen, les avocats des suspects  avaient dénoncé les deux témoignages sous X sur lesquels s'appuie notamment l'accusation. Ils demeurent contestés par la défense, sur leur contenu et sur leur forme. Au moins l'un des avocats, Me Eric Plouvier, conseil de l'un des principaux mis en cause, a ainsi demandé que le témoin anonyme - direct - accusant son client, soit cité à l'audience, ce qui est possible avec un dispositif téléphonique assorti d'un brouillage de la voix. La décision revient président du tribunal, qui se prononcera à l'audience.
 
Selon Me Plouvier, ce témoin a mis en cause aussi formellement d'autres  personnes dont l'alibi a été démontré, et qui n'ont finalement pas été poursuivies. Estimant que son client n'avait pas droit à un procès équitable, Me Plouvier  a saisi la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Le procès doit s'achever vendredi.

Par Alexandra Guillet le 11 septembre 2007 à 16:26
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9 Commentaires

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  • Tang, le 12/09/2007 à 14h37

    Vous arrive t-il de publier des annonces ? J'ai laissé un commentaire sur cette annonce alors qu'il n'y en avait encore aucun !! ET UNE FOIS DE PLUS JE N'AIS PAS ETE PUBLIE ! Les journalistes anti Sarko commence à sérieusement me gonfler !Les bobos faussement neutres également ! ARRËTEZ L INFO SELECTIVE ! Ne retenez pas que les commentaires qui abondent dans votre sens ! Ou alors arrêtez de vous faire appeler des journalistes !et militez ouvertement bye

  • Regis, le 12/09/2007 à 10h48

    En esperant que pour une fois la justice fasse son boulot! ca nous changerait....

  • Patrick, le 12/09/2007 à 10h27

    "Sept jeunes" !!! Sept voyous, malfrats, oui !! qui nous pourissent la vie à longueur d'année, oui !! qui, de plus, discréditent dramatiquement les vrais jeunes qui veulent s'en sortir et vivre dans le respect de chacun !! Allez, pas de pitié pour ces malfrats, une sévère peine de prison est nécessaire !!

  • Viviane, le 12/09/2007 à 09h59

    Ce titre me surprend ! n'y a t-il pas toujours présomption d'innocence en France? d'ailleurs je suis certaine qu'au final il n'y aura aucune comdamnation pour faute de preuve tangible le témoignage sous "x" ne suffira pas, et personne n'osera (et je le comprends ) témoigner à visage découvert.

  • Tang, le 12/09/2007 à 09h52

    Ce genre de faits divers dont on sait pertinemment qu'ils sont dûs à quelques dizaines d'individus en général, devient insupportable. On paie là le laisser-aller complet des années Mitterand sur le dossier de la sécurité !!!Il faudra quelques années Sarkozy pour corriger le tir ...

  • Rudy, le 12/09/2007 à 09h45

    Tout ça pourquoi? Les juges vont les relacher, comme toujours, sous pretexte que ce sont des "pauvres jeunes victimes de la discrimination", qui s'ennuient, que la police vient embêter etc etc

  • Francis, le 12/09/2007 à 09h44

    Encore une fois la justice passera à côté !!! trop de laxime dans notre pays.

  • Francis, le 12/09/2007 à 09h32

    UNE SEULE PUNITION UN CAMP DE TRAVAIL OBLIGATOIRE EN GUYANNE ,LE PENITENTION NE DEMANDE QU'ETRE REOUVERT MAIS FAUT'IL ENCORE QUE LA JUSTICE FRANCAISE PRENNE ENFIN LES BONNES DECISIONS

  • Mitch, le 12/09/2007 à 09h29

    Quand LCI appellera un chat un chat, un voyou un voyou, et non un "jeune"... Comme quoi, les journalistes sont bien responsable de l'insuportable politiquement correct.

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