Du sursis pour les policiers qui volaient aux Puces

le 13 septembre 2007 à 21h17 , mis à jour le 13 septembre 2007 à 21h21

L'ancien chef de brigade, présenté par la présidente comme le "Père Noël", a été condamné à 14 mois de prison avec sursis.

palais justice droit tribunal © TF1-LCI

Quatorze mois de prison avec sursis ont été prononcés jeudi à Bobigny contre un ex-chef de la brigade des Puces de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, et trois mois de sursis contre quatre autres policiers, accusés d'avoir pioché dans les objets pris aux vendeurs à la sauvette. La procureure de la 14e chambre correctionnelle avait requis contre ces fonctionnaires âgés de 25 à 41 ans au moment des faits, courant 2001-2002, des peines de 8 et 18 mois de sursis. Elle avait également requis une interdiction d'exercer, que le tribunal n'a pas retenue, prononçant au contraire la non-inscription des peines au casier judiciaire.

"Vous avez donné une image déplorable" de la brigade, créée en 2001 pour assurer une présence dissuasive sur cette zone connue pour être un lieu de vols, a déploré la procureure. Dans cette brigade de 10 agents et d'un chef d'équipe, travaillant les fins de semaine sur le marché aux puces, "tous les policiers n'ont pas succombé à la tentation", a-t-elle relevé. Elle a dénoncé le "manque de rigueur" des prévenus présents et du grand absent, le brigadier-chef Jean-Marie Thouvenot, le plus âgé. Celui-ci, présenté par la présidente comme "le père Noël", a depuis été révoqué suite à cette affaire confiée en 2003 à l'Inspection générale des services.

Selon ses collègues, le chef de brigade avait pris l'habitude d'emporter des objets saisis, parfois de les distribuer. Il n'était pas le seul : un jour, après une saisie de 150 à 200 jeans contrefaits, "tout le monde s'est servi". Au domicile de l'ex-chef de brigade, qui nie les vols, les enquêteurs ont saisi 12 montres, 22 couteaux, 3 portables, parfums, cigarettes et vêtements contrefaits. Les quatre policiers présents, qui ont tous retrouvé un poste, ont reconnu avoir cédé une ou deux fois à la tentation et ont présenté leurs excuses et regrets. Au grand étonnement des magistrats, les prévenus ont expliqué que les saisies des Puces étaient très rarement mises sous scellés mais faisaient l'objet de "destructions administratives". L'enquête avait démarré suite à une plainte pour menaces, fantaisiste, déposée par l'une des prévenus.

(D'après agence)

le 13 septembre 2007 à 21:17
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience