Villepin entendu plus de huit heures par les juges

le 13 septembre 2007 à 19h56 , mis à jour le 13 septembre 2007 à 22h04

A la sortie de son audition, l'ancien Premier ministre a estimé qu'"un grand pas vers la manifestation de la vérité" avait été fait.

Villepin le 12 septembre au pôle financier du TGI de ParisVillepin le 12 septembre au pôle financier du TGI de Paris © TF1
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Les explications d'Hélène Lecomte

 

L'audition de Dominique de Villepin jeudi a finalement duré plus de huit heures. Huit heures durant lesquelles l'ancien Premier ministre a répondu aux nombreuses questions des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons au pôle financier de Paris. A sa sortie vers 19h30, Dominique de Villepin a estimé que "l'audition d'aujourd'hui a permis de faire un grand pas vers la manifestation de la vérité".

L'ensemble des questions n'ont toutefois pas pu être abordées, à en croire Dominique de Villepin. "Les magistrats ont souhaité reporter à une séance ultérieure les questions restantes et donc une deuxième audition est prévue dans le courant du mois d'octobre", a-t-il précisé à la sortie de son audition.

Pas une affaire politique 

A son arrivée jeudi matin, accompagné de ses avocats, l'ancien Premier ministre avait fait une courte déclaration à la presse : "L'affaire Clearstream n'est pas une affaire politique. (...) Je fais confiance à la justice pour dire le droit, pour  dire la vérité et la justice avec sérénité".  Dans une note de 23 pages suivie de 20 notes en annexe, adressée mercredi aux magistrats instructeurs, Dominique de Villepin avait déjà réfuté la thèse des juges, qui le soupçonnent d'avoir  participé à une conspiration visant à déstabiliser l'actuel chef de l'Etat,  Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier. Jeudi, ce dernier a fait savoir par la voix de son porte-parole David Martinon qu'il ne retirerait pas sa plainte, réaffirmant sa volonté de "connaître la vérité".

Pour l'ancien Premier ministre, l'affaire n'est pas politique. Il s'agit au contraire d'une manipulation industrielle sur fond de succession à la tête du géant aéronautique européen EADS. En outre, dans une des notes remises mercredi aux juges, Dominique de Villepin met en cause Nicolas Sarkozy, en estimant que l'ancien ministre de l'Intérieur, informé tôt de l'existence d'une manipulation, a donné une orientation politique à un dossier qui, dit-il, a été "privatisé au profit d'une  seule partie civile".

Poursuivi depuis le 27 juillet pour "complicité de  dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance et complicité  d'usage de faux", Dominique de Villepin a été mis en examen dans l'affaire Clearstream. Il avait été entendu pour la première fois le 21 décembre 2006  par les deux magistrats du pôle financier. L'ex-Premier ministre, qui bénéficiait alors du statut de simple témoin avait été auditionné pendant 17 heures. 

(D'après agence)

le 13 septembre 2007 à 19:56
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