Jacques Chirac et Bernadette Chirac © LCIUne perquisition pour obtenir des documents relatifs aux campagnes électorales présidentielles de Jacques Chirac a été menée mercredi dernier au centre des archives contemporaines de Fontainebleau, a confirmé le parquet de Paris vendredi. Comme le révèle le journal Le Monde de samedi, les policiers agissaient sur commission rogatoire de la juge d'instruction financière Xavière Simeoni, dans le cadre d'une information judiciaire visant la faillite en 2003 de la compagnie aérienne Euralair.
Le parquet n'a pas été prévenu au préalable de cette perquisition, comme c'est l'usage mais non la règle. Il ne peut donc en donner les résultats, car il ignore s'ils existent, a-t-on expliqué au cabinet du procureur Jean-Claude Marin. Cette procédure pour "abus de biens sociaux, banqueroute, publication de comptes sociaux inexacts", qui a déjà débouché sur la mise en examen d'Alexandre Couvelaire, ancien dirigeant d'Euralair et ami de Jacques Chirac, a mis au jour des vols gratuits dont aurait bénéficié le couple Chirac.
Il s'agit donc pour les policiers de savoir si Jacques Chirac a mentionné ces avantages dans les documents officiels de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, (CNCCFP), organisme officiel dont les archives sont à Fontainebleau.
Vols offerts
Les policiers détiennent déjà des documents laissant penser que six vols ont notamment été offerts par Euralair à l'épouse du chef de l'Etat, conseillère générale de Corrèze, de juin 1998 à avril 1999, pour une valeur d'environ 40.000 euros. Bernadette Chirac serait notamment allée en Corrèze en juillet 1998 pour la présentation de "la plus grande omelette aux cèpes du monde", qui a donné lieu à des reportages locaux, versés au dossier. Elle aurait aussi eu recours à Euralair pour assister à une étape du Tour de France et à une réunion politique.
Des investigations policières ont été conduites en novembre 2005 en Corrèze sur ces faits, les policiers se rendant au conseil général, dans des services de police locaux et sur un aérodrome. S'ils étaient avérés, ces faits sont susceptibles de constituer un "abus de biens sociaux".
(D'après agence)
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