Il avait tué son épouse atteinte d'Alzheimer, du sursis

le 03 octobre 2007 à 13h06 , mis à jour le 03 octobre 2007 à 22h28

L'octogénaire l'avait étranglée parce qu'il ne pouvait plus faire face à la situation.

Alzheimer avait transformé son épouse en une étrangère/TF1Alzheimer avait transformé son épouse en une étrangère © TF1

Un octogénaire qui avait tué en 2003 sa femme, âgée de 76 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer, parce qu'il ne pouvait plus faire face à la situation, a été condamné mercredi à un an de prison avec sursis par la cour d'assises du Val-de-Marne. Au terme d'un délibéré de plus de trois heures, la cour a reconnu l'accusé, âgé de 86 ans, coupable d'homicide volontaire. Le vieil homme, qui s'était levé péniblement à l'entrée de la cour, comme il l'a fait chaque fois depuis le début du procès mardi, n'a pas réagi à l'énoncé du verdict.
 
Une "peine symbolique" d'un an de prison entièrement assortie du sursis avait été requise à son encontre par l'avocat général Jean-Paul Content qui, tout en soulignant qu'il s'agissait de "faits graves", avait immédiatement ajouté que sa place n'était "pas en prison".
 
"Un acte de délivrance, d'amour"
 
Son avocat, Me Norbert Goutmann, avait plaidé l'acquittement dans une affaire "qui trouble, qui dérange, mais qui nous concerne tous". Il avait évoqué un drame qui était "peut-être un acte de délivrance, d'amour" du vieil homme envers celle qui partageait sa vie depuis cinquante ans.
 
Le 9 janvier 2003, l'octogénaire avait étranglé sa femme à leur domicile du Plessis-Trévise, dans un moment de rage, d'exaspération face à la maladie d'Alzheimer qui, depuis deux ans, avait transformé son épouse en une étrangère, face au sentiment d'impuissance qui l'étreignait, face à ce qu'il ressentait comme un abandon du corps médical.
 

(D'après agence)

le 03 octobre 2007 à 13:06
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17 Commentaires

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  • Veronique, le 03/10/2007 à 17h49

    La maladie d'alzheimer n'est pas prise en charge comme une autre pathologie, les familles doivent payées pour le placement de leurs ainés (souvent plus chère que la retraite attribuée au malade).Parfois, les enfants doivent vendre les biens de leurs parents, voir payer eux-mêmes sur leurs revenus.Il n'y a aucune structure adaptée à cette maladie qui ne soit pas payante....Certaines structures profitent même de cette maladie pour obtenir des fonds publics sans contre-partie de résultat sur la prise en charge...tout est bon pour les actionnaires des structures à but lucratif!!! Les structures publiques ne possèdent pas assez de lits (mais elles sont payantes aussi à moindre coût)Ce monsieur ne mérite pas la prison car il a déjà payé son emprissonement avec cette maladie. Si le malade souffre au début car conscient de ses problèmes,c'est l'entourage qui souffre énormément une fois que la maladie est installée...quoi de plus douloureux que votre conjoint ou votre parent ne vous reconnaisse pas...IL A DEJA PAYE!!! La priorité est la prise en charge de ces patients dans des stuctures adaptées au même titre que la tuberculose à une époque

  • Moi, le 03/10/2007 à 16h44

    Cet homme a besoin d'aide.

  • Celine, le 03/10/2007 à 16h30

    Quand on n'a pas vécu cette situation on ne peut pas comprendre la détresse morale des accompagnants.......

  • Gérald, le 03/10/2007 à 16h23

    Structure inadapté pour cette maladie. Les maisons médicalisées coutent très chères. On trouve bien des budgets et sans franchise, pour les prisons, pourquoi n'y en a-t-il pas pour ces personnes maldades

  • DEMOULIN, le 03/10/2007 à 16h18

    "rien de vraiment efficace n'ai fait pour cette terrible maladie .Ilserait grand temps de se pencher sérieusementsur ce grand désastre qui touche et détruit tant de familles..."

  • Magiera, le 03/10/2007 à 16h04

    Il est des cas ou la justice doit se montrer clémente.Ce qu'il faut montrer du doigt,c'est le manque de prise en charge de ces malades. S'il n'est pas excusable,cet homme de 86 ans a du souffrir énormément d'avoir été abandonné,seul face à cette épouse dont l'état était très grave.

  • Geopol, le 03/10/2007 à 16h03

    Oui,c'est vrai,la société laisse les victimes de l'alzeimer seuls,eux et leurs famille.et ce,jusqu'au bout,puis c'est une maladie dont on ne revient pas. à moins que le malade soit à l'aise,finiciairement.alors il aura le choix entre plusieurs solutions,toutes trés honereuses. pour les autres,c'est le cauchemar...

  • Emma, le 03/10/2007 à 15h55

    Quelle tristesse! Il faut dire que la maladie d'Alzheimer mets les nerfs a rude epreuve et en France a ce jour il n'y a pas de groupes de soutien (ou alors debordés) pour aider ce type de personnes. Ma mère a l'Alzheimer et des fois je me sens vraiment vidée, au fond du gouffre sans personne a qui parler.

  • Vanessa, le 03/10/2007 à 15h17

    Pauvre homme... Quelle misère morale mais aussi peut-être quelle délivrance pour lui! Il n'a pas tué sa femme mais plutôt cette maladie contre laquelle il luttait seul.

  • Line, le 03/10/2007 à 15h09

    Il serait temps de légiférer réellement sur la question. Un drame très lourd pour tous les proches des gens atteints de cette maladie... et on condamne un pauvre homme de 80 ans (même avec sursis) alors que tant de vrais criminels sont en liberté !

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