Alzheimer avait transformé son épouse en une étrangère © TF1Un octogénaire qui avait tué en 2003 sa femme, âgée de 76 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer, parce qu'il ne pouvait plus faire face à la situation, a été condamné mercredi à un an de prison avec sursis par la cour d'assises du Val-de-Marne. Au terme d'un délibéré de plus de trois heures, la cour a reconnu l'accusé, âgé de 86 ans, coupable d'homicide volontaire. Le vieil homme, qui s'était levé péniblement à l'entrée de la cour, comme il l'a fait chaque fois depuis le début du procès mardi, n'a pas réagi à l'énoncé du verdict.
Une "peine symbolique" d'un an de prison entièrement assortie du sursis avait été requise à son encontre par l'avocat général Jean-Paul Content qui, tout en soulignant qu'il s'agissait de "faits graves", avait immédiatement ajouté que sa place n'était "pas en prison".
"Un acte de délivrance, d'amour"
Son avocat, Me Norbert Goutmann, avait plaidé l'acquittement dans une affaire "qui trouble, qui dérange, mais qui nous concerne tous". Il avait évoqué un drame qui était "peut-être un acte de délivrance, d'amour" du vieil homme envers celle qui partageait sa vie depuis cinquante ans.
Le 9 janvier 2003, l'octogénaire avait étranglé sa femme à leur domicile du Plessis-Trévise, dans un moment de rage, d'exaspération face à la maladie d'Alzheimer qui, depuis deux ans, avait transformé son épouse en une étrangère, face au sentiment d'impuissance qui l'étreignait, face à ce qu'il ressentait comme un abandon du corps médical.
(D'après agence)
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