Brice de Nice convoqué au tribunal

le 02 octobre 2007 à 11h09 , mis à jour le 02 octobre 2007 à 14h25

La société de production du film est assignée en justice pour "contrefaçon" par un homme qui a filmé les sketchs de Brice et les a diffusés sur Internet.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Avant de devenir le personnage culte de cinéma que l'on connaît, Brice de Nice avait eu son heure de gloire sur Internet. Fabien Serfati, qui avait filmé et mis en ligne quatre sketchs du surfeur au tee-shirt jaune, assigne aujourd'hui le producteur du film en justice pour "contrefaçon". Il estime avoir une part de responsabilité dans le succès de Brice de Nice avant même sa sortie en salle. Le procès se tient à partir de ce mardi devant la 3e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris. Le réalisateur Fabien Sefati ainsi que Jean Dujardin étaient absents de l'audience.  
 
Fabien Serfati dénonce, selon Le Parisien,  "l'exploitation, sans son autorisation, de sketchs qu'il a tourné à l'époque où Brice n'était pas encore un personnage de cinéma et qu'il avait mis en ligne sur Internet". "On ne m'a jamais consulté. J'ai l'amer sentiment  d'avoir été tenu à l'écart. Ce qui revient à nier ma contribution à la réussite de ce personnage", confie Fabien Serfati au Parisien. Il soutient que les quatre sketchs mis en ligne ont ensuite été diffusés par la société Mandarin, productrice du film, avant sa sortie.
 
"Regard caméra"

Fabien Serfati qui assure ne pas être motivé par l'argent, réclame, selon Le Parisien,  "plusieurs dizaines de milliers d'euros de compensation".  Pour son avocate, Anne De Cayeux, Fabien Serfati doit être considéré comme co-auteur car "en qualité de réalisateur, il a apporté un tempo particulier à ces saynètes". L'avocate a notamment mis en avant le procédé utilisé par M. Serfati du "regard caméra" qui selon elle représentait "un choix original et créatif".

Cette façon du personnage de s'adresser au téléspectateur en regardant directement la caméra "n'a rien d'original, c'est un procédé technique extrêmement courant", lui a répliqué l'avocat de l'acteur et de la société de production Mandarin Films, Benoît Goulesque-Monaux, citant des cas aussi connus que Laurel et Hardy ou Pierrot Le Fou. "Rien ne permet à M. Serfati de revendiquer un quelconque droit sur ce personnage" dont "l'originalité tient essentiellement au texte et au jeu" de M. Dujardin, a ajouté l'avocat. Le tribunal rendra son jugement le 14 novembre.

le 02 octobre 2007 à 11:09
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