François Chérèque, invité du Grand Jury, le 7 octobre 2007 © TF1/LCI"La CFDT n'a pas touché un euro". C'est ce qu'assure François Chérèque, le secrétaire général du syndicat, alors que les révélations continuent au sujet de l'affaire Gautier-Sauvagnac. Invité dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, François Chérèque a assuré que "la CFDT n'a pas touché un euro de cet argent". Mais, a-t-il ajouté, "puisqu'il y a un trouble (avec) les accusations sur les partenaires sociaux, la meilleure façon de les lever c'est [que M. Gautier-Sauvagnac] dise où est allé cet argent et qui a bénéficié de ces fonds".
Denier Gautier-Sauvagnac, chef de file de la délégation patronale participant à la négociation sur la représentativité syndicale et patronale, est en effet visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris sur des retraits de fonds suspects : 5,6 millions d'euros en liquide, puisés dans les caisses de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) qu'il préside, selon la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie. Selon le magazine L'Express, ce sont en réalité 15 millions d'euros qui ont disparu et les enquêteurs privilégient la piste du financement occulte des syndicats.
Pour prouver que son syndicat n'a pas reçu d'argent, François Chérèque s'est donc dit prêt à ouvrir les comptes de la CFDT. "Je souhaite que les enquêteurs de la brigade financière viennent contrôler les comptes de la CFDT", a-t-il dit. "On a un système de financement qui est clair (...) et je souhaite qu'il puisse être contrôlé par qui le veut. La CFDT bénéficie sur son budget de 30% de fonds publics (...) et le reste des financements viennent de nos adhérents ou de produits que l'on vend", a poursuivi le dirigeant syndical.
Marché du travail : une rallonge d'un mois ou deux souhaitable |
François Chérèque a également affirmé qu'il n'était "pas sûr" que les négociations sur la réforme du marché du travail soient bouclées d'ici la fin de l'année comme l'a demandé le gouvernement, et a réclamé la possibilité d'une rallonge "d'un mois ou deux". "Au mois de décembre, on doit être capable de se dire, on va à l'échec ou on va à la réussite, est-ce qu'il nous faut un mois ou deux de plus pour réussir ? Je pense qu'un gouvernement intelligent, qui a face à lui des partenaires sociaux prêts à aller jusqu'au bout, je pense que l'intelligence sera de nous donner un mois ou deux si on en a besoin", a assuré François Chérèque. Patronat et syndicats ont entamé début septembre des négociations sur la modernisation du marché du travail et se retrouvent chaque vendredi matin autour de thèmes comme l'entrée dans l'emploi, l'assouplissement du contrat de travail, la formation, le travail des seniors... Cette négociation entre les organisations patronales et les syndicats est menée sous la pression du gouvernement qui les menace de légiférer s'ils n'ont pas obtenu de résultats en fin d'année. |
(D'après agence)
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