© TF1/LCILe tribunal correctionnel de Bordeaux a mis sa décision en délibéré au 9 novembre dans l'affaire de "Madame Agnès", une ancienne reine de beauté de 36 ans jugée vendredi pour des faits de proxénétisme. Douze mois de prison, dont huit avec sursis, et 100.000 euros d'amende ont été requis par le procureur contre "Madame Agnès" et 6 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende à l'encontre de son compagnon, âgé de 35 ans.
L'audience, débutée vendredi matin, s'est achevée en milieu d'après-midi par les plaidoiries des défenseurs, Me Anne Cadiot-Feidt et Me Arnaud Dupin. "Madame Agnès" est poursuivie pour s'être prostituée et avoir aidé à se prostituer cinq ou six jeunes femmes rencontrées dans des clubs échangistes, au cours de soirées "à plusieurs" pour une clientèle haut de gamme. Une trentaine de personnes, dont des notables bordelais (médecins, joueurs de football, chefs d'entreprise) avaient été entendues dans le cadre de l'enquête.
"Elle refuse d'appeler un chat, un chat"
Aucune personnalité n'a été citée lors de l'audience, même si au cours des débats Me Dupin a fait allusion à "un attaquant" de football, "trois footballeurs brésiliens" et "un médecin". "Madame Agnès n'a pas l'envergure de Madame Claude mais elle en a les méthodes", a tonné dans son réquisitoire le procureur, Anne-Cécile Dumonteil, en référence à ce célèbre personnage qui était à la tête d'un réseau de 'call girls' dans les années 1960-1970. "Comme Madame Claude, elle sélectionne ses jeunes filles, elle prospecte, elle recrute, et comme Madame Claude elle refuse d'appeler un chat un chat", a-t-elle ajouté.
La magistrate a notamment ironisé sur le mot de "service" employé par "Madame Agnès" pour évoquer ses relations avec les autres prostituées. L'ex-reine de beauté a de son côté fait allusion à un viol dont elle aurait été victime de la part de plusieurs footballeurs. Quant à son compagnon, il a expliqué à la barre qu'il ignorait tout.
(D'après AFP)
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