Jamel Debbouze jugé pour conduite avec un permis annulé

le 08 octobre 2007 à 14h21 , mis à jour le 08 octobre 2007 à 15h57

Le comédien et humoriste a reconnu les faits. Assigné en justice pour défaut de permis, il avait été condamné à payer une amende de 1 200 euros.

Images Canal + Jamel Debbouze, parrain du prix du jury, lors de la cérémonie de clôture du 60e Festival de CannesJamel Debbouze, parrain du prix du jury, lors de la cérémonie de clôture du 60e Festival de Cannes © Images Canal +

Le comédien et humoriste Jamel Debbouze a été jugé lundi par la 30e chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour avoir conduit un véhicule alors que son permis avait été annulé. Le 8 avril, le comédien avait fait l'objet d'un contrôle de police sur les Champs-Elysées, alors qu'il était au volant d'une grosse berline de location, de marque Mercedes. Assigné en justice pour défaut de permis, il avait en outre été condamné à payer une amende de 1 200 euros.
 
Les policiers ayant contrôlé Jamel Debbouze assurent l'avoir arrêté car il tenait un téléphone portable avec sa main gauche, une accusation que conteste son avocat, Me Sébastien Dufour, qui explique que Jamel Debbouze a perdu l'usage de son bras droit à la suite d'un accident et ne peut par conséquent mobiliser son seul bras valide pour autre chose que la conduite.
 
Interrogé par les policiers, l'acteur avait alors reconnu savoir depuis un an que son permis avait été invalidé après qu'il eut perdu tous ses points. Mais, avait-il assuré, une action était en cours devant le tribunal administratif qui devait lui rendre tous ses points et mener à la restitution de son permis. Il s'estimait donc autorisé à conduire.
 
Relaxe?
  
Pour la défense de son client, absent à l'audience, Me Dufour a argué que le ministère de l'Intérieur n'était "pas parvenu à prouver (que lors des différents procès-verbaux ayant mené à l'invalidation du permis, l'humoriste) avait reçu l'information relative au permis à points". Par conséquent, a-t-il affirmé, "le tribunal administratif va lui rendre ses points". Devançant cette décision, il a demandé au tribunal de relaxer son client.
  
La procureure, Anne-Elisabeth Honorat, a quant à elle requis "le renvoi, dans l'attente de la décision du tribunal administratif". Si le tribunal en décidait autrement, elle a estimé qu'il devait confirmer l'amende, d'un montant "raisonnable", "l'intéressé ayant lui-même reconnu les faits". Le tribunal rendra son jugement lundi 15 octobre à 9 heures.
 

(D'après agence)

le 08 octobre 2007 à 14:21
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