© TF1/LCI20 et 12 ans de réclusion ont été requis jeudi, devant la cour d'assises de Seine-et-Marne, contre deux amis accusés d'avoir violé et frappé à mort une ancienne compagne commune, avant de l'enterrer au cimetière communal d'Annet-sur-Marne en 2004.
Ce 26 décembre, Ludovic Rudeaux et Daniel Linval, ainsi que deux adolescents de 14 ans, Anthony et Alexandra, s'étaient retrouvés chez la victime, Sylvie Alavoine. Au terme d'une soirée de beuverie, cette jeune femme de 25 ans était décédée, victime de multiples coups et de manoeuvres d'asphyxie, imputables selon l'accusation à Rudeaux, Linval et Anthony. La victime aurait également subi un viol anal, commis à l'aide d'une bouteille par les deux hommes, selon les témoignages des deux mineurs.
"Un moyen de se faire un peu d'argent"
"La victime a été tuée au terme d'un parcours d'esclavage (...) avec une sauvagerie insoutenable", a fustigé l'avocat général, Edmond Stenger. Il a raconté comment, avant le meurtre, Sylvie Alavoine était tombée sous la coupe de Ludovic Rudeaux au point de n'être "plus que l'ombre d'elle-même". Quelque deux semaines avant le drame, Sylvie avait mis au monde un enfant, Killian, fils de Rudeaux, qu'elle voulait, selon l'avocat général, élever, mais que Rudeaux voulait récupérer car "c'était un moyen de se faire un peu d'argent". Une dispute à propos de cet enfant aurait été, selon les témoignages des uns et des autres, un des motifs du tabassage en règle de Sylvie.
Edmond Stenger a requis "une peine de l'ordre de 20 années de réclusion criminelle", assortie d'une "mesure de sûreté fixée aux deux tiers", à l'encontre de Ludovic Rudeaux apparu au cours des débats comme le principal auteur du crime. Pour Daniel Linval, il a réclamé 12 ans, demandant à la cour de le considérer "comme co-auteur, et, s'il ne l'est pas, comme complice", le meurtre ayant été commis avec son "consentement, (sa) présence, (sa) complicité active".
Concernant Céline Duval, ex-compagne de Rudeaux, qui comparaissait également depuis lundi pour "non-dénonciation de crime", l'avocat général a demandé l'extinction des poursuites, faisant observer que ce délit ne pouvait être légalement reproché à une personne "conjointe ou vivant notoirement avec l'accusé". Le verdict est attendu vendredi.
(D'après AFP)
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