La misère sociale qui conduit au meurtre

le 22 octobre 2007 à 18h45 , mis à jour le 22 octobre 2007 à 19h23

La cour d'assises de Seine-et-Marne a examiné lundi les personnalités contrastées de deux amis accusés d'avoir frappé à mort et violé une ex-compagne commune.

Tribunal correctionnel Paris Justice © TF1/LCI

Analphabète, alcoolique, violent pour l'un ; immature et influençable pour l'autre : la cour d'assises de Melun a examiné lundi les personnalités de Ludovic Rudeaux, 25 ans, et de son ami Daniel Linval, 39 ans, accusés d'avoir frappé à mort, étouffé et violé une ancienne compagne commune, avant de l'enterrer au cimetière d'Annet-sur-Marne en 2004. Les faits s'étaient produits au terme d'une soirée de beuverie, à laquelle participaient également un neveu de Rudeaux et une de ses amies, âgés de 14 ans.

Ludovic Rudeaux est apparu à l'audience comme un archétype de la misère sociale : il vivait de petite délinquance et habitait dans une caravane sur un terrain vague de Jablines jusqu'à son incarcération. Il porte à son casier une dizaine de condamnations, principalement pour des faits de vol. Ayant quitté l'école à 14 ans sans savoir lire ni écrire, il s'était mis en ménage à 15 ans avec Céline Duval, de qui il a eu trois enfants, en 2001, 2003, 2005. Selon sa soeur Sandrine, il aurait été très tôt livré à lui-même, et aurait suivi ses frères aînés dans leurs méfaits, sans jamais être sanctionnés parce qu'ils le couvraient. Un de ses frères est mort sous ses yeux, électrocuté alors qu'ils volaient du cuivre, quand il avait 15 ans.

"Ça ne cadre pas avec les faits"

Daniel Linval a en revanche été décrit par de nombreux témoins comme un homme doux, serviable, évitant le conflit, dont le principal défaut serait d'être faible de caractère. Né dans un milieu modeste, il a commencé à travailler à 14 ans, à la mort de son père, pour aider sa mère à subvenir à ses besoins. S'étant mis en ménage en 1990, il a eu de sa concubine quatre enfants, tout en prenant à sa charge les deux filles qu'elle avait eues d'une précédente union. Les six enfants "adoraient" leur père.

Mais pour l'avocate de Linval, Virginie Blancan, "ça ne cadre pas avec les faits". Cet homme doux et serviable est en effet accusé d'avoir porté certains des coups mortels, et d'avoir aidé à dissimuler le cadavre. Me Blancan entend d'ailleurs plaider l'innocence de son client, au moins pour les coups qui lui sont reprochés. Le procès est prévu jusqu'à vendredi, le réquisitoire pouvant avoir lieu jeudi.

D'après agence

le 22 octobre 2007 à 18:45
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2 Commentaires

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  • J-Yves, le 22/10/2007 à 22h14

    Ben voyons.. la misere sociale.. elle a bon dos la misere... Bientot, on va dire que les braqueurs tuent et derobent parce qu'ils sont dans la misere...

  • Ronot, le 22/10/2007 à 22h06

    INNOMABLE!aucune excuses pour ces monstres!!!

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