Le procès de l'ex-call girl qui fait trembler Bordeaux

Par , le 26 octobre 2007 à 10h46 , mis à jour le 26 octobre 2007 à 10h47

"Madame Agnès", ex-miss reconvertie dans la prostitution de luxe est jugée vendredi pour proxénétisme. Ses clients sont de la haute société.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Elle parle de "rendez-vous galants entre adultes consentants", de "service" plutôt que de "passe" mais c'est pour proxénétisme qu'elle comparaît vendredi. Elle, c'est "Madame Agnès", une ancienne prostituée de luxe à la clientèle fortunée, soupçonnée d'avoir fait travailler d'autres filles. Elle risque sept ans de prison et 150.000 euros d'amende.
 
Tout commence il y a plus de quatre ans. La jeune femme est commerciale, dans l'immobilier, puis dans le transport. A l'occasion, elle arrondit ses fins de mois comme hôtesse, puis strip-teaseuse. Ancienne miss-Guyenne, la belle brune est grande, élancée. Elle plaît. Lors d'un enterrement de vie de garçon, on lui propose d'aller plus loin. Contre de l'argent, s'entend. Le bouche-à-oreille fonctionne dans la cité girondine. Son numéro de téléphone circule dans les plus hautes sphères bordelaises.
 
"Je ne suis pas Madame Claude"
 
Ses clients ? Des hommes d'affaires, des médecins, des journalistes, des footballeurs. "J'ai reçu la haute société, les grandes cravates lustrées", se souvient aujourd'hui dans Sud Ouest, la jeune femme de 35 ans. Au total, une quarantaine de noms apparaissent dans le dossier. Selon Libération, Me Arnaud Dupin, l'avocat de "Madame Agnès" évoque à demi-mot des coups de fils angoissés pour tenter de passer entre les mailles du scandale.
 
Les services de "Madame Agnès" se monnayent jusqu'à 2000 euros. Au gré des fantasmes de ces hommes, d'autres filles entrent en jeu. "Des filles comme elle, prêtes à rencontrer un client contre rémunération, raconte à Libération son avocat. Rien à voir avec une organisation de réseau ; on ne parle pas d'une mère maquerelle dirigeant la vie des autres." "Je ne suis pas Madame Claude, insiste Agnès. Je n'ai exploité personne !"
 
Les enquêteurs tombent sur elle par hasard en mettant sur écoute un de ses clients impliqué dans un trafic de voitures. En février 2005, "Madame Agnès" est mise en examen puis placée en détention provisoire. "Ça a été l'enfer", dit-elle des deux mois passés en maison d'arrêt. Depuis, elle est "passée à autre chose" et ne comprend pas pourquoi on l'accuse : "Je ne suis pas une proxo, je n'ai forcé personne. Madame Agnès est aujourd'hui bien décidée à finir avec cette histoire et de mettre les points sur les "i" par rapport à certaines personnes.

Par Amélie Gautier le 26 octobre 2007 à 10:46
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4 Commentaires

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  • Danie, le 26/10/2007 à 11h43

    Effectivement c'est plus facile de juger une bonne française ,bien installée et implantée ,payant ses impôts que les étrangéres souvent sans papiers qu'on libère à peine arrêtées et qui "officient" dans des conditions d'hygiène impensables en occident !

  • Magiera, le 26/10/2007 à 11h36

    Il y a d'autres filles qui, elles, ne sont pas consentantes,mais prisonnières de réseaux,contraintes et forcées de se prostituer et qui ne travaillent pas dans le luxe.Que fait-on pour ces dernières ?

  • MANU, le 26/10/2007 à 11h10

    JE NE CONNAIS PAS CETTE DAME (MON PATRON NE ME PAIE PAS ASSEZ POUR CELA) MAIS QUAND JE VOIS LE NOMBRE CROISSANT DE PROSTITUEES SUR LE TROTOIR BORDELAIS QUAND LA NUIT TOMBE ET LES PROXO QUI VIENNENT LES CHERCHER A LA DEBAUCHE? LA JUSTICE DEVREZ PLUTOT SE PENCHER SUR CETTE MISERE HUMAINE PLUTOT QU'UNE PROSTITUE DE LUXE QUI ELLE CHOISI SES CLIENTS

  • Rp, le 26/10/2007 à 11h03

    Est-ce qu'on peut avoir son numero de telephone?

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