Lors de l'audience du procès du Queen Mary 2, après l'accident de la passerelle qui a fait 16 morts en 2003 © TF1/LCI![]() |
| Le déroulement du drame |
La passerelle du paquebot Queen Mary 2, dont la chute avait provoqué la mort de 16 personnes en 2003, aurait cédé "un jour ou l'autre" en raison de sa mauvaise conception, a affirmé jeudi un expert au quatrième jour du procès à Saint-Nazaire. "Quoi qu'il arrive, une passerelle comme ça aurait basculé un jour ou l'autre", a déclaré Claude Bonétat, l'un des trois experts entendus par le tribunal correctionnel.
Selon ces experts, il manquait notamment à la structure des barres diagonales (contreventements) pour renforcer l'enchevêtrement rectangulaire qui constituait le dessus de la passerelle ainsi que d'autres éléments de renfort.
Partie de ping-pong
Le 15 novembre 2003, cette structure de 15 mètres sur 1,5 m de large s'était effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans une cale sèche des Chantiers de l'Atlantique, entraînant 45 personnes dans le vide. 16 d'entre elles avaient été tuées et 29 autres blessées.
Les Chantiers (filiale d'Alstom) et la société Endel (groupe Suez), constructeur de la passerelle, poursuivis pour "blessures et homicides involontaires" aux côtés de huit de leurs salariés, se renvoient la responsabilité de l'accident depuis le début du procès.
Selon les experts, la passerelle aurait dû être prévue avec une charge de 500 kg/m2 contre 150 kg/m2 pour celle qui s'est effondrée, pour accueillir du public. "Au départ elle n'était pas conçue pour recevoir autant de monde mais la charge ne dépassait pas ses capacités de résistance si elle avait été convenable conçue", a souligné l'expert. Le procès est prévu jusqu'au 23 octobre.
(D'après AFP)
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