Ramda était l'"homme de confiance" du GIA

le 03 octobre 2007 à 19h02 , mis à jour le 03 octobre 2007 à 19h05

Un expert témoin au procès de Rachid Ramda a appuyé mercredi la thèse de l'accusation selon laquelle l'accusé était dans la capitale lors des attentats de 1995.

Rachid RamdaRachid Ramda © TF1/LCI

Un expert de la lutte antiterroriste témoin au procès de Rachid Ramda à Paris a appuyé mercredi la thèse de l'accusation selon laquelle l'accusé était au moment des attentats de 1995 dans la capitale, l'"homme de confiance" relayant les ordres des dirigeants du GIA algérien.
 
Rachid Ramda, né en Algérie il y a 38 ans, comparaît depuis le 1er octobre et pendant tout le mois devant la cour d'assises spéciale de Paris pour répondre de complicité dans trois des attentats de 1995 dont celui du RER Saint-Michel (8 morts, environ 150 blessés), des actes revendiqués par l'organisation algérienne Groupe islamique armé (GIA).

Abou Farès
 
Mercredi, Jean-François Clair, qui était à l'époque directeur adjoint de la DST (contre espionnage), a déclaré que si l'accusé recevait à Londres --où il vivait-- des ordres du chef du GIA Djamel Zitouni, c'est qu'il était "forcément" un pilier de cette organisation en Europe. Me Georges Holleaux, avocat de quelque 200 parties civiles au procès, interrogeait l'expert sur une consigne de Zitouni à Ramda, rédacteur à Al-Ansar (l'organe de propagande du GIA établi à Londres), lui demandant à l'été 1995 de ne rien écrire sur les attentats avant leur revendication officielle par l'organisation.
 
"Pensez vous qu'il l'aurait envoyé à n'importe qui ce message?", interroge l'avocat.
- "Non", répond M. Clair.
- "Il y a donc un lien opérationnel direct entre Zitouni et Abou Farès (le pseudonyme qu'utilisait Ramda, ndlr)" ?
- "Oui tout à fait", affirme l'expert, avant d'acquiescer à nouveau quand on lui demande si l'accusé avait "la pleine confiance des chefs du GIA".
 
D'après l'accusation, qui s'appuie sur de nombreux documents saisis lors d'une perquisition à son domicile londonien en novembre 1995, Rachid Ramda s'est chargé de transférer en France depuis la capitale britannique l'argent qui a servi à fabriquer les bombes. Il aurait également échangé au téléphone avec les poseurs de bombe peu avant les attentats afin de s'assurer que tout se déroulait comme prévu. L'accusé, qui nie ces accusations, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

(D'après AFP)

le 03 octobre 2007 à 19:02
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1 Commentaires

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  • Baal, le 03/10/2007 à 20h56

    Difficile de lui accorder la présomption d'innocence jusqu'au prononcé de sa condamnation tellement les preuves sont accablantes.

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